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20/03/2010

Parcours journalistiques

Merci de vos mails, oui, je vais bien, non, je ne démissionne pas (encore) du Bien commun, même si un politicalblues m'assaille de temps à autre. C'est carême, et je trouve que ça manque vachement de chocolat. Peut-être pourrais-je obtenir une dispense de Mgr Leonard, pour raison médicale? Le manque de magnesium hypothèque mon activité neuronale.

Toujours est-il  que la grisaille de ce matin et le lisier dont je vous parlais hier n'ont guère d'effet positif sur mon humeur morose. De plus, je suis noyée de boulot, donc, je vous renvoie directement à deux articles qui m'ont interpellée, et je vous les laisse décanter.

Un article sur l’€ et l’Europe, par un journaliste bulgare. Dans le Monde de hier, un article sur Les populismes en Europe. Sorry, c’est ma seule et maigre contribution à votre réflexion du week-end. Le boulot m’appelle, déjà.

 


04/03/2010

Mais qui croasse contre Daerden?

Michel Daerden a proclamé récemment haut et fort son mépris d’un “corbeau” anonyme, qui tente de “salir son image, sa réputation et son honorabilité”. La tirade grandiloquente est bien dans son style clownesque: il suffit de parcourir Youtube, Dailymotion ou les photos de Match pour voir qu’il est difficile de descendre plus bas. Daerden, c’est le degré zéro de la politique, le carré, non, le cube, que dis-je, l’exposant 10 du populisme paternaliste houblonné et aviné. Mais n’oublions pas qu’en dépit ou à cause de cela, il se compte 65.000 électeurs de Papa: des “clients” purs et durs, bénéficiaires de prébendes, de bénéfices, ou de petits avantages; des prospects (ah... si seulement l’autoroute de Cerexhe-Beaufays se faisait...); des compagnons de standardesques orgies (Papa, il est avec les gens, il est comme les gens); des déçus de la mort de Coluche, en quête une nouvelle épopée politique (grand)guignolesque; et aussi, je confirme, des sympathisants du FN dont l’un confessait (au coeur de l’antre cockerillienne, dans une conversation d’hommes d’équipe) qu’il voterait Papa “pour foutre le bordel”.

Un corbeau. C’est vrai que l’animal noir n’est pas d’emblée très sympathique; on le soupçonne d’accointance avec le mal, avec la mort, avec le diable. Il est réputé de mauvais augure. Pourtant, les spécialistes s’accordent sur son extrême intelligence, ses capacités cognitives et son extraordinaire mémoire. Son ingéniosité aussi.

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04/12/2009

Du populisme et du poujadisme

Le présent article illustre la notion de recyclage littéraire. En effet, à l’occasion du Californiagate, j’avais publié un premier billet portant ce nom. Je me réjouissais que, dans le mouvement citoyen qui se développait alors, le débat échappe à ces dévoiements. La situation est-elle toujours la même, six mois plus tard ? Je crains hélas que la réponse ne soit désormais négative. C’est pourquoi je pense utile de rappeler les deux notions, et de nous interroger sur le changement de contexte.

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27/07/2009

Van Rompuy et les kangourous

Herman Van Rompuy vient de partir en vacances. En Australie et en mobil-home: ce qui a priori ne colle guère à l’image “officielle” de notre Premier, plutôt apparentée à celle d’un jésuite (en costard) qu’à un nouveau James Cook (en T-shirt). Notez que le profil de notre Herman national, tout en grisaille, de peu de relief, et sans éclat –surtout de voix, n’est pas pour me déplaire: il y a assez longtemps que ses sémillants et sautillants prédécesseurs s’acharnent à conquérir sur la scène politique belge et internationale une aura médiatique. Ultimes illustrations: le retour de Verhosfstad et les ambitions avouées d’Yves Leterme. Que le placide Van Rompuy, familier des rebonds politiques belges, aille après ça visiter les kangourous paraît peut-être moins incongru.

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15/05/2009

Le "piège populiste"

Voilà, nous y sommes, le grand déballage commence. J'y vois un, ou plusieurs dangers que je résume brièvement.

D'abord, après la fièvre d'aujourd'hui, je vois poindre un consensus des "chefs de bandes" (pardon, des présidents de partis): cet étalage d'affaires, c'est malsain, on ne parle que de ça, c'est populiste, c'est poujadiste, revenons au débat d'idées (même si  ça fait des années qu'ils nous infligent de la pub particratique plutôt qu'un débat politique). Bref, retour au bla-bla-bla, cher confrère, chère consoeur.

Deuxième étape, l'éthique en bouche qui vous met la bouche en coeur, opération "colmatage" -résolutions, codes, circulaires destinés à rassurer le citoyen sur la "volonté de transparence". Le tout ficelé à la va vite, sans débat, emballé-voté,  mais sans réelle force contraignante.  Notez le bien, les comportements déviants ne seront toujours pas "illégaux", comme le dit le Père Happart ou le brave Donfut: pas de loi, pas d'illégalité, hein... fallait y penser ;0)

Troisième étape: on ramasse les ordures, on redresse les poubelles, on remet le couvercle, parce que ce climat malsain génère l'insécurité, les citoyens risquent d'attraper le paludisme, la malaria, la peste brune... Les malandrins continuent de zoner, mais plus discretement, sans doute. On crée d'ailleurs de l'emploi: des comités d'audit, de surveillance de l'audit, de vérification de la surveillance de l'audit et de communication rapport aux résultat du comité de surveillance de la vérification de l'audit des actes posés.

Pamina est elle poujadiste ou populiste? Non, lucide, je crois, et passablement remontée. Le piège est grossier. N'y tombons pas. La réponse à la prévarication s'appelle transparence et sanction en cas de déviance. Pour ma part je ne veux plus entendre parler de recommandations, de codes, de circulaires, et d'engagement éthique personnel. Je veux une réforme électorale en profondeur, qui casse les ressorts de la particratie, du pouvoir de ces chefs de bandes, et nous restitue le droit d'élire, donc de choisir pour nous représenter des gens honnêtes, intègres, intéressés à la chose publique. Si les "normes" sont à ce point estompées, re-précisons les par des lois. Ceux qui s'engagent sauront à quoi ils s'engagent, et n'auront plus le paravent du "on a toujours fait comme ça".