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02/10/2010

De la concurrence fiscale et des araignées

Ma matinée, oui je sais c’est pervers, a débuté par un Capuccino et la lecture extensive, à 6h du mat’, des 14 pages du rapport du groupe de “haut niveau”, tombé du ciel via un lien twitter. Je salue en passant Martin Buxant de La Libre de nous avoir partagé ce document dès minuit quart (non non je ne twittais pas à cette heure, et aurais-je connu l’insomnie … j’aurais opté pour un autre remède). Merci donc @Le_Bux . Ça, c’est du partage d’infos.

Mon billet sera bref, je laisserai d’autres gloser sur le contenu (on nous annonce des dossiers spéciaux). Deux choses me sautent aux yeux: l’énoncé systématique, quasiment à chacun des douze points, des thèses divergentes. Elles sont, la plupart du temps, au nombre de quatre. Pour sept partis, cela me semble un record. Laissons certains rêver de rapprocher les points de vue: faut-il rappeler que sur le plan géographique comme métaphorique, cela ne se peut sans rapprocher les positions? Or celles-ci paraissent sur plus d’un point antagonistes… D’éminents spécialistes nous en donneront sans doute aucun des illustrations.

Mon petit apport à l’édifice de la réflexion sera philosophique. Il porte en particulier sur le point 2 – “éviter une concurrence fiscale déloyale” –une formulation qui si je ne me trompe, existe depuis 2007 (voir avant?), et me paraît depuis longtemps problématique. C’est le cas pour les négociateurs aussi, apparemment, si l’on en juge la conclusion: “Tous les participants rejettent la concurrence fiscale déloyale, mais une formulation claire de la notion fait encore défaut et devra être développée”.

Cela ne se peut. C’est que, voyez-vous, le mot “déloyal” relève  qualités secondes. On ne peut s’accorder sans discussion que sur des qualités premières. J’explique –chassez le naturel, il revient au galop, revoici le prof de philo.

Dans la phrase: “j’ai vu une horrible araignée velue”, velue et horrible sont tous les deux des adjectifs. Mais (...)

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11/02/2010

Ce qui me gonfle: les baudruches

J’en ai avalé mon cappucino de travers, hier: voici que La Libre Belgique se targuait d’inviter un redac’ en chef hors pair, en la personne du philosophe Bernard-Henri Lévy. Depuis son épiphanie en 1977 aux côtés de Bernard Pivot, le dandy et fringant époux d’Arielle Dombasle occupe la scène médiatico-philosophico-people en commettant régulièrement des ouvrages “engagés”. Quelques intellectuels ont eu beau souligner les imprécisions, les erreurs, les inepties d’une plume habituée au tire-d’aile et au survol des platitudes, BHL demeure le chouchou des médias. Si les français ont, au fil du temps, pris un ton un brin caustique, il semble que leurs confrères étrangers continuent à se pâmer devant ce brillant esprit. Etre cité par Vanity fair, quand même, ça vous pose. Comme devant un miroir, une cam’, le regard de ces dames.

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03/01/2010

Pamina tortionnaire

Sûr qu’après le billet intitulé “Pamina toute nue”, les grand fantasmateurs vont débarquer à nouveau, désireux de mater des photos sado-maso (bas résilles, talons hauts, bustier avantageux et képi de SS, sans compte la Schlage bien sûr). Las, ça fait deux fois qu’elle nous fait le coup, la webmistress de ce lieu: rien de tout ça un point c’est tout.

Non, je voulais juste vous entretenir de mes occupations actuelles. Nul doute que si vous avez un (post-)ado boutonneux (ou non) présentement enfermé dans sa chambre, beuglant qu’on lui foute la paix, qu’il étudie, d’ailleurs qu’il va foirer sa session et que c’est de votre faute parce que vous avez/vous n’avez pas fait ceci/cela, le présent billet vous concerne. J’espère pas trop directement quand même, car il me pèserait d’être la cause directe d’un drame familial et d’une réinscription en seconde session, qui vous soit onéreuse. Je tiens à ce que le “chère Pamina” reste une formule affectueuse.

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18/08/2009

Le Bien commun (1)

Quoi de plus rébarbatif que le mot même d’étymologie? Cet éty- là n’a pas l’h d’éthylique, lequel renvoie à l’alcool d’éthyl, et à ses multiples variantes, dont le Pekêt ravageur (13 comas aux fêtes liégeoises du 15 août dernier) . Etymologie tire plus sagement son nom d’ etumos, qui en grec signifie “vrai”. C’est une science du vrai, du vrai sens des mots. Elle reconstitue leur ascendance en remontant de l’état actuel à l’état le plus anciennement accessible. J’adore l’étymologie: elle dévoile l’origine souvent ambigue des termes, le dévoiement de leur sens, leur usage, leur usure. Elle nous amène parfois à repenser les concepts, pour les ramener à leur fraîcheur originelle.

Tentons la chose avec le Bien commun, en passant outre précisément cet aspect rébarbatif, qui n’est là que pour dissuader les paresseux refusant l’aventure intellectuelle. Intellectuelle, ai-je dit: non pas intello. Distinguons la chose. Il ne s’agit pas de se “cultiver” mais de s’outiller mentalement pour penser juste.

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