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23/03/2010

Cohn-Bendit, le Bien commun et le web 2.0

Ça y est! Depuis que j’attendais cela: la référence au Bien commun (au singulier) dans un discours politique. Un discours, non une conférence, car j’avais souligné déjà que Van Rompuy y avait fait allusion, il n’y a pas si longtemps : c’était dans le cadre d’un exposé sur la pensée de Benoît XVI. Je guettais donc ça et là les timides apparitions du concept dans le langage politique, attendant sa formulation explicite. C’est chose faite. Et le héraut s’appelle Cohn-Bendit. (Non, je n’ai pas fait de faute -héraut, celui qui proclame, et non héros, celui qui triomphe).

Puisque je considère qu’avérer sa subjectivité est un grand pas vers l’objectivité, j’avouerai: le personnage (et son idéologisme) me donne des boutons. Son côté soixante-huitard déjanté et fort en gueule m’irrite; mais j’admire son culot, et l’art de sortir des vérités toutes crues. Son récent discours à Barroso valait de l’or. Du même alliage, je trouve, le manifeste qu’il vient de publier dans Libé. Bon, précisons d’emblée que ce qui me retient, outre la verve et l’allant, c’est la critique de la particratie. Ce qui me hérisse, c’est que son idée de Coopérative Politique est elle-même sectaire. Lisez et relisez: elle ne peut être que de gauche. Tant il est difficile de dénoncer les logiques “partidaire” (sic) et d’y échapper.

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15/03/2010

L'hydre et les présidences bicéphales

280px-Lernaean_Hydra_Louvre_CA7318.jpgDans le 200e billet du Bien commun, publié avant hier, je laissais libre court à ma colère face à la soumission des détenteurs de mandats (sens premier de “mandataires”), votant au Parlement comme un seul homme, selon les “instructions” de présidents de parti :, et ceci, dans un déni total des procédures garantissant la démocratie et l’impartialité lors de la désignation d’un juge à la cour constitutionnelle. Un scandale, d’autant qu’il fait désormais figure de “normalité”.

J’évoquais à cette occasion l’image antique de l’Hydre. Venue tout droit de Grèce -comme l’actuelle crise de l’euro, ce monstre vivant dans les marais de Lerne a, selon la tradition, un corps de serpent ou de chien et se caractérise par plusieurs têtes. Celles-ci, une fois tranchées, se régénèrent doublement et leur gueule exhale même pendant le sommeil de la bête, une haleine mortifère. Juste image d’un état particratique où des têtes multicolores agitent crêtes et crinières, font mine de se combattre, mais n’ont d’autre objectif que de rester au pouvoir: ce qui leur permet de continuer à nourrir une panse hypertrophiée, grand corps malade dont on masque par un silence complice les furoncles et plaies purulentes.

 

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10/04/2009

DAC?

Ce n’est pas parce que nous approchons de Pâques que je vais vous parler de conversion: mais parce que d’aucun attendent juste que notre poussée de colère retombe comme un soufflé, et aillent rejoindre nos indignations antérieures, sur un fond de rancoeur qui nous mènerait à voter blanc... ce que certains partis j’en suis sûre trouvent la moins mauvaise solution: on pointera du doigt la dépolitisation  des électeurs, et puisque qui ne dit mot (sauf sur les forums ou blogs) consent: statut quo.

Convertissons-nous, mes frères lollll ! Convertissons notre protestation en action. Olivier organise un comité d’accueil, et plusieurs d’entre vous iront le soutenir. Premier signe. Mais il faut que ce signe soit vraiment signifiant, qu’il dise plus que “voleurs, rendez-nous nos sous”. Il faut qu’il signifie que nous sommes politiquement en éveil. DAC?

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21/03/2009

Des mots et des couleurs

Décidément, Lidé nous en fait voir de toutes les couleurs: dans son logo et ses assemblées, dans le bariolage d’opinions de ses membres. Ça bouge, se réjouissent certains: pour ma part je crois plutôt que ça s’agite. Mouvement et agitation ne sont pas synonyme N’interprétez pas ce qui suit comme un bémol à nos enthousiasmes, mais plutôt un rappel du billet précédent (Eloge de la Méthode). 

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13/03/2009

Eloge de la méthode

Je suis (personne ne veut le croire sauf mon mari et les rares personnes qui entrent dans mon bureau), une personne de nature bordélique et de culture cartésienne. Ma vie se résume à un long combat contre l’entropie. L’entropie? La valeur qui correspond au désordre et qui tend à croître dans l'univers. Résultat ? Sur le plan pratique personnel, assez piètre (quelqu’un aurait vu le bidule qui sert à calculer la clé qui permet d’accéder à mon compte bancaire internet ?) ; sur le plan de l’image personnelle, on me considère d’habitude comme tellement structurée, architecturée que parfois mon anticonformisme ou goût de la fantaisie font l’effet d’une bombe atomique. Où veux-je en venir ? Satisfaire l’ego du blogger ? –Celle-là, Eric Bruckmann, franchement, elle a du mal à passer. Non… aujourd’hui, je veux faire l’éloge de la méthode…

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