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24/03/2010

Du contrat social, du mensonge et de la fraude

Sans vous infliger de leçon de philosophie à l’heure du capucino, j’aimerais aborder de façon cursive, la notion de contrat social. Le contrat social est une théorie de philosophie politique, postulant que l’État naît d’une convention originaire entre les contractants: ceux-ci renoncent à une partie de leurs libertés, ou droits naturels, en échange de lois garantissant la perpétuation du corps social. Hobbes et Locke sont les premiers penseurs à avoir théorisé cette notion. Pour le premier, le contrat a pour objectif d’assurer la sécurité des citoyens ; pour le second, de préserver sa liberté et ses biens. Rousseau, quelques décennies plus tard, verra dans le contrat social le fondement de la souveraineté du peuple, et le moyen d’établir une égalité entre les citoyens.

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09/12/2009

C'est grave, Docteur?

Docteur, ça m'inquiète. J'ai de mauvaises lectures, je crois. Et j'y prends goût en plus.

Comment ne pas être stupéfait par la réaction que cette décision (rapport aux minarets suisses) a suscitée dans certains milieux médiatiques et politiques de notre propre pays ? Réactions excessives, parfois caricaturales, à l'égard du peuple suisse, dont la démocratie, plus ancienne que la nôtre, a ses règles et ses traditions, qui sont celles d'une démocratie directe où le peuple a l'habitude de prendre la parole et de décider par lui-même ? Derrière la violence de ces prises de position se cache en réalité une méfiance viscérale pour tout ce qui vient du peuple. La référence au peuple, c'est déjà, pour certains, le commencement du populisme. Mais c'est en devenant sourd aux cris du peuple, indifférent à ses difficultés, à ses sentiments, à ses aspirations, que l'on nourrit le populisme. Ce mépris du peuple, car c'est une forme de mépris, finit toujours mal.

Et en fait je suis globalement d’accord avec cette analyse (même si peu en phase avec le ton pontifiant de l’ensemble).

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19/09/2009

“Im Halal”, l’internet sans péché

Parler d’Islam et d’intégration pour le moment, c’est un peu jeter un pavé dans la mare. Les mots sont plus dangereux semble-t-il que les cailloux (voire les bonbonnes de gaz) dont on canarde nos forces de l’ordre, lors d”incidents isolés” laconiquement évoqués par les communiqués de l’agence Belga. Ceux-ci, jusqu’à aujourd’hui, se voyaient relégués en place très secondaire dans les éditions électroniques des media, et demeuraient la plupart du temps fermés aux commentaires. Ne parlons pas du silence assourdissant de la RTBF, rompu hier par le reportage du JT du soir. Qu’à cela ne tienne, celui-ci fut largement centré sur le témoignage des jeunes dont nous n’entendions que la voix sans voir le visage (mais bien,la chemise Mc Gregor). Dans le régime qui est le nôtre, sans doute, il devient dangereux de parler à découvert: surtout, comme le souligne l’un des interviewés, qu’ils font figure de “résistants”. Serait-ce qu’ils se considèrent comme en guerre? Comment dit-on, encore? Djihad?

Je prends mon courage à deux mains, au risque d’encourir l’anathème: je veux parler non de l’Islam, mais de l’Islamisme, ce qui est chose fort différente. L’Islam est une religion, et comme telle je la respecte. L’Islamisme est la forme militante visant l’établissement politique de l’Islam. En tant que démocrate, je le réprouve, car visant  à l’imposition de la charia comme loi, il est en opposition directe avec mes valeurs et mes principes, ceux qui, autour du concept des droits de l’homme (et de la femme) ont nourri la Constitution de mon pays. L’Islam peut coexister avec le monde occidental et s’y intégrer. L’Islamisme, non, car son but est de l’investir et de le transformer. 

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16/09/2009

L’école: sens giratoire, voie sans issue ou autoroute du soleil?

Pas un jour sans qu’on ne parle de l’école, ou des enseignants. L’enseignement de qualité est essentiel (bla-bla-bla...), les profs ont “bien bon quand même” avec leur 20 h/semaine et 3 mois de congés. Demain, il y aura grève, (en fait, arrêt de travail pour information), et à entendre nombre de forumeurs, “c’est scandaleux”, ces profiteurs n’ont qu’à “enfin” travailler (aussi assidument que ceux présents de longues heures sur la plate-forme). Moi, ce que je trouve scandaleux, c’est qu’en définitive, on parle “sur” l’école, mais pas “de” l’école, et encore moins DANS l’école. De Laurette à Joëlle, et pendant presque 20 ans, on a tourné en rond. Les syndicats ont obtenu des revalorisations salariales et la pension à 55 ans. Est-ce que cela a rendu de la valeur au métier? Les jeunes le fuient, c’est une réalité. Posez-vous la question du pourquoi?

La réponse est claire. L’enseignement manque de sens, dans les deux acceptions du terme: il a peu de signification, et on voit mal sa direction. Moralité: élèves et professeurs se trouvent engagés dans une voie sans issue –parfois aussi schizophrénique que le rond-point de Raymond Devos. 

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01/09/2009

L'Asile, c'est ici

Sous ce titre racoleur, vous penserez sans doute que je vais parler d’immigration? Oui, et non. J’entends parler ici de l’asile, celui où l’on met les fous. Du doux pays où je réside. Ce home sweet home dont  nous informe la RTBF, chaîne publique qui hier a consacré 14 minutes à un incident footbalistique, 3 à la rentrée des classes et le reste à un hâtif tour du monde journalistique, type billet belga, “images qui bougent en plus”.

Je m’interroge de plus en plus sur l’information qui est la nôtre: on a beau nous parler du directeur de l’Asile, de ses chefs de département, des cabinets, des pillules que nous, patients (ô combien patients) allons avaler en guise de traitement... il me semble qu’on capitonne de plus en plus les murs, histoire d’assourdir les cris de rage et de désespoir qui sont les nôtres, les appels à l’aide, à la raison, aussi. 

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