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24/11/2010

Sous la jupe des filles

Dans la foule des “journées” “pour” “contre” et “en faveur de” qui se pressent à l’année courante, celle de ce jeudi peut sembler banale, futile, voire totalement déplacée. La journée de la jupe… et pourquoi pas celle du collant, du chemisier ou du chapeau tant qu’on y est?

L’idée pourtant ne nous est pas vendue par un marketteux en mal d’invention. C’est Sihem HABCHI, présidente de l’association “ni putes, ni soumises” qui la promeut sur la page Facebook dont je relaie un extrait ici :

Lorsque je suis en jupe, je remarque, oui, que les hommes me regardent. Lorsque je suis en jupe, je me sens femme, oui, aussi dans mon propre regard. Lorsque mes sœurs, à Vitry ou ailleurs, tentent d’en faire de même, elles se font traiter de putes. Elles bravent l’interdit en arborant trop de liberté et de féminité. C’est de là qu’est venue l’idée de se servir des jupes comme un symbole de notre mouvement. Le 25 novembre donc, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, j’appelle toutes les Françaises (Belges, Suisses, Québécoises) à porter une jupe, qu’elle soit crayon, porte feuille, mini, bouffante, plissée…comme un acte de soutien à toutes celles qui subissent le fait d’être née femme.

A l’heure où l’on nous vante les accommodement raisonnables, la « liberté » de porter le voile à l’école dès la troisième humanité, et où l’on nous prépare une loi qui dans les faits, sera prescriptive tant la pression communautaire est intense dans certaines écoles, je trouve que cette initiative de terrain a trouvé bien peu de relais parmi nos politiques.

J’aurais aimé que les chantres de la liberté sous toutes les coutures, les pourfendeurs de soutanes et de goupillon montrent  face aux imams rétrogrades (il y en a) le même allant, la même fougue, la même conviction pour défendre ces libertés tellement élémentaires qu’elles nous paraissent futiles. Alors Laurette, Joëlle, Karine, nous montrerez-vous vos gambettes, ce jeudi ?

Il n’est pas de petits combats, même pour ou par des bouts de chiffons. Lectrices de passage je vous invite donc à être femme, à être fille, et pourquoi pas d’avoir le gout, d’avoir l’envie d’être tout simplement libre et jolie… Vive la journée de la jupe!

Sihem Habchi en video:

http://www.wat.tv/video/sihem-habchi-feminisme-est-37fn5_...

19/11/2010

Twitteuse désinfluente

Les twittos étant, comme les blogueurs, réputés avoir un ego surdimensionné, ce matin, je devrais léviter: @Paminaaah figure sur la liste des comptes twitters influents soumis à un petit sondage par Le Soir.  Ciel! Alors que j’ai commis voici plus d’un an un billet sur l’Influence, pour dire à quel point c’était un concept creux.

Passé le délicat chatouillis du “ah ah mon nom est dans le journal”, même si ce n’est pas le jour où l’on décerne le Nobel de littérature, j’ai ri. Ri, comme le boxeur poids léger qui s’aperçoit qu’on l’a inscrit dans la catégorie poids lourds: M’enfin quoi... que fais-je aux côtés d’un @Le_Bux, (La Libre Belgique), @politiclub (Le Soir) @JohanneMontay (RTBF), @Samynwetstraat (Standaart), que fais-je aux côtés de @michelhenrion ou @CharlesBricman, dont le blog est au coeur, si pas le coeur de la blogosphère politique belge? Mystère.

Certes 90% des twittos cités sont acteur de ma TL (Time line, pour les non-initiés), et les non-professionnels de cette liste, en particulier –Chaos_Be, Caro_Bxl ou @marcelsel- en sont des animateurs-débatteurs quotidiens. Il en manque tant cependant, de mes indispensables, de mes incontournables. Trop engagés? Trop discrets? Leur absence me rend un brin mal à l’aise, comme si de ce fait, ma place était usurpée.

Sans cracher dans la soupe (ou plutôt, à cette heure, dans le cappuccino), je pense qu’il faudrait refaire ce sondage en précisant les critères, en distinguant journalistes et simples citoyens, faire place à ceux là dont l’influence ne se mesure pas au nombre de followers, au ranking sur twitter, à l’espace pris dans le débat public, mais à l’impact du tweet sur la pensée individuelle. Bien sûr, j’aimerais encore y figurer –sous un autre titre qu’”influente”, peut-être.

Car ce concept rappelons-le est issu du marketing; il tend à faire croire que certains (des “élus” au sens divin) détiennent un singulier pouvoir, celui d’”orienter” des masses et de conditionner leurs réactions. Principe porteur, et pour certains particulièrement rémunérateur: nous sommes de ce pas entrés dans l’univers du billet de blog ou du tweet sponsorisé, autrement dit, dans celui des opinions qui se monnayent et donc se vendent.

Blogueuse, twitteuse influente? Non franchement je n’ambitionne pas ce titre ni cette réputation, car ce n’est, dans l’esprit des inventeurs de ce concept,  qu’une royauté de carnaval sur un troupeau de décervelés. Ce que Twitter et ce blog m’offrent en revanche, c’est l’occasion d’échanger, de dialoguer, de polémiquer parfois avec des individus, des personnes. Je ne tente jamais de susciter des réponses-stimuli, servile adhésion à une parole de vérité, mais au contraire je cherche à souligner la complexité des opinions et le nécessaire travail de l’intelligence qu’il faut consentir pour qu’elles sortent de leur statut initial de “préjugé”. J’aime le débat, j’aime la discussion, j’aime cette dialectique qui fait que chaque jour, à travers vous, je me construis.

Au fond, et ce n’est pas une pirouette, il y a bien un titre auquel j’aspire, et que j’aimerais revendiquer: c’est celui de blogueuse désinfluente. Bien sûr, c’est nier, dans son essence même, la notion de “pouvoir”: mais c’est réapprendre, pour soi et pour autrui la liberté de penser, la fierté d’être soi, et l’audace de vivre selon ses convictions.

Penser sa vie, vivre sa pensée, - une bien jolie devise et qui pour moi rime en définitive avec “bonheur”.

Merci en tous les cas à ceux dont l’intérêt a contribué à me “hisser” dans ce classement impromptu, et qui passent par ici, par hasard ou par conviction.

 

PS: les commentaires se trouvent sur la nouvelle plate-forme:

http://www.leblogdubiencommun.be/

07/11/2010

Mgr Léonard, c'est pas de la tarte, c'est du gâteau

Belote et rebelote. Hier, il y avait du Leonard dans la presse papier, sur les sites de news, en Buzz vidéo, au menu du JT de la RTBF, sans compter le café du Commerce et ma Time-LineTwitter. Aujourd’hui, hop, on accommode les restes à l’émission Sans langue de bois. Mon Dieu, Mon Dieu, faites quelque chose!

Certes, je comprends (un peu) les journalistes en mal de nouvelles, qui tels soeur Anne en politique ne voient toujours rien venir: ni gouvernement, ni élections, plus même de petit clash, de grande crise. Les voici désormais réduits à répercuter les communiqués de partis, les annonces triomphales de baisse de chômage, le succès brillant du win-win, la poussée merveilleuse du Plan Marshal, l’essor de la Wallonie créative, etc etc. Tout va très bien, Madame la Marquise. Et pas de bémols possibles, de crainte de devenir, dans le contexte actuel, traître à la cause Wallonne. Francophone. Walbruxelloise. Belgo-résiduelle. Et Belge tout court, car laissez-moi vous dire qu’à l’étranger, l’image de notre Surréalisteland est en passe de quitter la catégorie “Comics” pour glisser définitivement dans celle des “Caricatures”. Il se chuchote qu’il pourrait même y remporter un prix.

Donc, la réalité politique comme économique se voyant frappée de tabou (chut, faut rien dire), il faut impérativement trouver un bon divertissement. Lequel, au sens pascalien du terme, est, littéralement “ce qui détourne de “.

lire la suite sur la nouvelle plate-forme: http://www.leblogdubiencommun.be/

 

01/11/2010

La Wallonie créative: conte d'halloween

Pour vous, Halloween, c’est plutôt Scream, vampires et araignées, ou citrouilles et friandises? Il faut dire que les dernières semaines, le feuilleton politico-médiatique nous a donné à frémir, présentant la Belgique morte-vivante, interrogeant les zombies des négociations affolés par les scorpions bartdeweversques, et observant la lente putréfaction du système fédéral. J’ai suivi d’un oeil distrait et d’un clavier passablement muet cet interminable et mauvais remake. Il évoque pour moi le retour de la Momie, vous savez,  la scène avec des scarabées partout, ceux qui vous poussent sous la peau, mangent votre chair et vous font ressembler, finalement, à une oeuvre de Jan Fabre.

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