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29/03/2010

De l’usage du baromètre comme thermomètre

Nous aurions pu croire, après le grand tapage médiatique de H1N1 qui nourrit quand même son lot de chroniqueurs, éditeurs et investigateurs pendant quelques semaines haletantes (allions-nous tous mourir de cette Pandémie?), que le thème de la santé allait nous laisser quelque répit. Non, décidément, il garde la cote, comme les considérations sur le temps. Après le baromètre d’automne, celui d’hiver, voici que LLB nous ressort le baromètre de printemps: et invariablement, celui-ci se voit transformé en indicateur de la santé des partis. Donc, en thermomètre.

On parle politique, là. Deux mille personnes interrogées par téléphone, par des experts en statistique dont on connaît la rigueur, la fiabilité (cfr les dernières élections) nous donnent la couleur. Wallonie: PS en baisse (-1,2), MR en baisse (-1), Ecolo pointe (+0,9), le Cdh s’arrime (+0,9), un petit 4,3% pour le PP (+1,2), 3,7 pour le FN (+0,3). Bruxelles: PS en hausse (+4,7), MR en baisse (-0,7), Ecolo en baisse (-4,3), Cdh en baisse (-0,5). Marge d’erreur: euh. Il me semblait les avoir lues ce matin, mais je relis et vois désormais “marge d’usage”. Aux alentours de 4%? Passons. Non-réponses: 9,4%.

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27/03/2010

Ma fille a 20 ans

IMG_4159_2.JPGQu’est-ce que ça a à voir avec le Bien commun? Rien. Si vous escomptiez que je parle aujourd’hui politique, passez votre chemin. Aujourd’hui, congé neuronal. Partie gauche du cerveau sur off; on laisse libre expression au côté droit, l’émotionnel. Ma fille a 20 ans. Aujourd’hui.

Et alors? Vous attendez-vous que je gagatise sur cette merveille des merveilles, cette perfection fruit de ma perfection? Que je verse une larme, une goutte de lait maternel, sur ces-moments-émouvants-que-toute-femme-doit-connaître-pour être-une-femme? La maternité Pampers, areuh areuh... Mais avez-vous remarqué qu’on ne vous montre jamais que l’EXTÉRIEUR des couches?

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26/03/2010

Putasserie

Oui, je sais, ma mère me disait la bouche en coeur qu’il est des mots qui siéent mal aux jeunes filles. Mais j’ai pris de l’âge, de l’assurance et malgré elle du vocabulaire. Je présente d’emblée mes excuses à toutes les péripatéticiennes qui se sentiraient insultées par ce billet: qu’elles notent que mon emploi du terme ne caractérise nullement leur pratique, mais la sordide et hypocrite imitation qu’en donnent des tapineurs électoraux.

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24/03/2010

Du contrat social, du mensonge et de la fraude

Sans vous infliger de leçon de philosophie à l’heure du capucino, j’aimerais aborder de façon cursive, la notion de contrat social. Le contrat social est une théorie de philosophie politique, postulant que l’État naît d’une convention originaire entre les contractants: ceux-ci renoncent à une partie de leurs libertés, ou droits naturels, en échange de lois garantissant la perpétuation du corps social. Hobbes et Locke sont les premiers penseurs à avoir théorisé cette notion. Pour le premier, le contrat a pour objectif d’assurer la sécurité des citoyens ; pour le second, de préserver sa liberté et ses biens. Rousseau, quelques décennies plus tard, verra dans le contrat social le fondement de la souveraineté du peuple, et le moyen d’établir une égalité entre les citoyens.

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23/03/2010

Cohn-Bendit, le Bien commun et le web 2.0

Ça y est! Depuis que j’attendais cela: la référence au Bien commun (au singulier) dans un discours politique. Un discours, non une conférence, car j’avais souligné déjà que Van Rompuy y avait fait allusion, il n’y a pas si longtemps : c’était dans le cadre d’un exposé sur la pensée de Benoît XVI. Je guettais donc ça et là les timides apparitions du concept dans le langage politique, attendant sa formulation explicite. C’est chose faite. Et le héraut s’appelle Cohn-Bendit. (Non, je n’ai pas fait de faute -héraut, celui qui proclame, et non héros, celui qui triomphe).

Puisque je considère qu’avérer sa subjectivité est un grand pas vers l’objectivité, j’avouerai: le personnage (et son idéologisme) me donne des boutons. Son côté soixante-huitard déjanté et fort en gueule m’irrite; mais j’admire son culot, et l’art de sortir des vérités toutes crues. Son récent discours à Barroso valait de l’or. Du même alliage, je trouve, le manifeste qu’il vient de publier dans Libé. Bon, précisons d’emblée que ce qui me retient, outre la verve et l’allant, c’est la critique de la particratie. Ce qui me hérisse, c’est que son idée de Coopérative Politique est elle-même sectaire. Lisez et relisez: elle ne peut être que de gauche. Tant il est difficile de dénoncer les logiques “partidaire” (sic) et d’y échapper.

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