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01/01/2010

Une caresse poétique

Au commencement était la blessure
Et la blessure n’a pas cessé.

Dans le vent, dans la lumière océanique,
Dans la nuit-tourbillon, dans la nuit-aux-aguets,
Dans la rare ascension au presque bien-être,

L’entourage
Comme un ajonc universel

Crie son besoin
De partager la déchirure –

Et pourtant la caresse
D’un pétale de rose

Inaccessible
Et toujours présent.

Guillevic, 28 juin 1980

 

 

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Une rose de mon jardin, un matin de givre
(les autres, page suivante)

Blessure, déchirure..., oui…, longuement.

Mais aussi ces mots charnière : Et pourtant…
qui marquent le tournant du poème.

Ces deux mots, je vous les donne,
je vous les confie
en ces jours et pour l’année qui vient.
Que toujours ils vous habitent,
et insistent en votre mémoire,
en vos cœurs, en votre vie !

Qu’ils la fassent basculer dans l’espérance.
une espérance fragile
discrète, ténue
caresse d’un pétale de rose
énergie douce
une espérance qui échappe à toute prise
mais rayonne
toujours présente.

En amitié,

Bernard-Joseph

 

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Une rose de mon jardin, un matin d'après-pluie
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Une rose de mon jardin, un matin indécis

 

Ce poème m'a été envoyé, avec son éxégèse, par un Moine d'Orval que je salue en passant (avec toute la Communauté). Que les insubtils que j'ai lu avant hier sur LLB, s'exprimant dans plus de 215 commentaires (j'ai arrêté là la lecture) sur la religion, la bure, le cloître, la règle, la contemplation  et autres choses qui leur échappent, soient pardonnés.

Ils n'ont jamais goûté au luxe, au calme et à la volupté.

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Un autre cadeau: Fruhling (un des 4 derniers Lieder de Strauss) par la grande, l'unique Kiri Te Kanawa

 

 

Commentaires

Profitons de ce petit billet qui n'amène pas de commentaire particulier si ce n'est celui de le recueillir avec plaisir.
Un de mes fils me dit que sur les blogs, on y trouve que des exhibitionnistes et des voyeurs. Je ne suis naturellement pas d'accord.
Admettons que depuis quelques semaines, je suis un voyeur de votre blog. Je l'apprécie, j'aime ce que vous dites, ce que vous faites. La logique de votre "Bien Commun" et votre dynamisme à l'entretenir...bon Dieu comment faites-vous ?
Découvrons-nous. Je suis monté la première fois aux barricades (oufti, ça fait très 1789) sur le blog de Bricman à propos de son billet sur la votation en Suisse pour ou contre les minarets. Et là, j'étais très déçu. Déprimé. De lien en lien, peut-être par un certain Olivier, je ne sais vraiment plus, j'ai découvert votre blog. Votre édito de ce jour-là a remis le soleil dans ma journée. Je retrouvais quelqu'un qui écrivait ce que je pensais. Et voilà, le reste vous connaissez. Plutôt adepte de Twitter et ses quelques 140 caractères cynico-sarcastiques, j'ai un jour twitté l'intérêt pour votre billet sur Benoît XXVI... c'est ainsi que les choses commencent !
En ce premier de l'an, je vous promets de vous lire chaque jour. Ne me demandez pas de réagir chaque jour, je n'ai pas le même réflexe dactylographique que vous. Quoique certains de vos commentateurs, tel hughes_capet me font parfois bondir de ... plaisir !

Une bonne année à vous, Pamina.

Écrit par : Sucre Gandhi | 01/01/2010

se faire dire des douceurs par sucregandhi.... ça met du baume à la journée!
merci et bienvenue. Repassez quand vous voulez (le fer est détartré ;0)

Écrit par : pamina | 01/01/2010

Les commentaires sont fermés.