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04/12/2009

Du populisme et du poujadisme

Le présent article illustre la notion de recyclage littéraire. En effet, à l’occasion du Californiagate, j’avais publié un premier billet portant ce nom. Je me réjouissais que, dans le mouvement citoyen qui se développait alors, le débat échappe à ces dévoiements. La situation est-elle toujours la même, six mois plus tard ? Je crains hélas que la réponse ne soit désormais négative. C’est pourquoi je pense utile de rappeler les deux notions, et de nous interroger sur le changement de contexte.


Poujadisme : du nom du Français Pierre Poujade, fondateur en 1956 de l’  « Union de défense des commerçants et artisans de France ». Ce mouvement syndical et corporatiste se convertit en parti politique et se présenta aux élections sous le nom UFF (Union et fraternité Française). Il s’illustra brièvement à la fin de la IVe république en s’élevant notamment contre l’inefficacité du parlementarisme de l’époque et la pression fiscale. Il eut souvent recours à des méthodes musclées pour faire entendre ses arguments et compta parmi ses députés un certain Jean-Marie Le Pen. Le Petit Robert définit l’usage actuel du terme « poujadisme » de façon restrictive, comme « attitude petite-bourgeoise de refus contre l’évolution économique », mais il est employé souvent encore pour désigner une attitude démagogique, des positions corporatistes, un discours anti-parlementariste, le plus souvent teinté d’extrémisme.

Populisme : Historiquement, le populisme est un mouvement politique russe qui à la fin du XIXe siècle, entama une lutte contre le système tsariste en s'appuyant sur le peuple et en revendiquant la transformation des communautés agraires. En politique, le terme « populisme » a revêtu aujourd’hui un sens péjoratif. Il désigne l'attitude de certains individus, mouvements ou partis qui se réfèrent au peuple pour l'opposer à l'élite des gouvernants, aux privilégiés ou à toute minorité ayant accaparé le pouvoir, ces derniers accusés de trahir égoïstement les intérêts du plus grand nombre. Il qualifie en particulier les démagogues qui mobilisent le peuple par des promesses électoraliste ou qui flattent ses "bas instincts" et ses réflexes identitaires comme le nationalisme, la xénophobie, le racisme en exacerbant par ailleurs les réflexes sécuritaires. Comme le poujadisme, le populisme vise l’exercice du pouvoir, et dénonce son inefficience pour mieux pouvoir l’exercer, le plus souvent de façon autoritaire, monopolistique voire dictatoriale.

Au fait, vous l’aurez deviné, si je reviens à ce terme de populisme, c’est suite à la création du PP, dont les initiales appellent l’amalgame : d’autant que le manifeste table précisément sur les thèmes sensibles de la sécurité et de l’immigration, sans guère apporter d’idées neuves par ailleurs –sauf peut-être celle d’une circonscription fédérale, qui décidément bouillonne dans les thinks tank les mieux notés. Non, le PP, c’est, à ce stade, surtout le RR : retour de la ringardise.

Revenons à notre sujet général, lequel peut prétendre à une actualité médiatique européenne. Le populisme se caractérise à mon sens comme une pensée politique immature, qui ne parvient à énoncer que ce qu’elle ne veut pas : des minarets et des zones de non droit, des pédophiles en liberté ou des politiciens corrompus. Allons nous construire notre modèle de vie de refus en refus, d’interdits en interdits, de conflits en conflits, de tribunaux en tribunaux, d’appel en cours européenne en protestation à l’ONU ? Nous ne sommes pas près de sortir de cette guérilla épuisante.

C’est un projet positif qu’il faut définir, et parce que la donne a changé, il nous faut faire preuve d’imagination et de créativité. Je n’entonnerai pas ici les couplets d’une certaine pensée unique, celle qui nous parle de « faits » qu’il nous faut « accepter » comme inéluctables, alors qu’ils ne sont que des modèles suscités et imposés : ainsi en va-t-il, par exemple, du libre-échange –ou du multiculturalisme.

Je n’aime pas ce dernier terme : beaucoup de choses ne font pas un ensemble. Il nous faut rêver non la juxtaposition, mais la conjonction des cultures orientées vers un but commun. Je suis pour la définition et l’affirmation, puisque nous avons à vivre ensemble, d’un noyau de valeurs, d’un projet de société auquel chacun est appelé à adhérer mais plus encore à collaborer. Un but positif, un but constructif, clairement expliqué. Celui qui y vit, celui qui en vit, sait à quoi il s’engage. C’est vrai pour les autochtones comme pour les allochtones.

Pour en revenir à la question des minarets, qui a avéré une césure profonde entre discours médiatique (en ce inclus le politique), et l’opinion publique je pense utile de souligner que nous avons une liberté extraordinaire : celle d’un monde ouvert et pluriel. Je ne pense pas, personnellement, que sa pluralité ait à s’inscrire visiblement en tous lieux : il suffit que nous ayons la liberté de vivre ici ou là selon les mœurs qui nous conviennent. Je ne crois pas à la notion d’ « identité », car rien n’est jamais immuable et pareil. Par contre, je soutiens qu’il existe des spécificités. Celles-ci sont une chance, une richesse. Les spécificités de ce pays improbable qu’est la Belgique, aussi.

Les medias invoquent, vis-à-vis d’un Islam qualifié de minoritaire, de vagues peurs, un ressenti diffus : il est en définitive peut-être plus clairvoyant que des statistiques réduites à des chiffres, omettant signes et symboles. Or ces derniers sont perçus comme l’expression d’une inculturation revendicatrice, vécue comme d’autant plus agressive qu’elle est récente, massive, et investit un espace public « ouvert ». Ni le voile ni le minaret ne sont consubstantiels à l’Islam : si leur défense se fait à ce point vigoureuse, se pose alors la question  De quoi sont-ils le symbole, et pour qui ? Dans la même lignée, interrogeons-nous: devant cette affirmation culturelle que nous percevons comme dérangeante, qu’est-ce qui nous manque, qu’avons nous laissé se perdre par négligence ?

La réponse est la clé de notre avenir : il ne suffit pas de définir ce que nous ne voulons pas, mais de rendre force et vigueur à ce que nous voulons. Parce que la société dont nous rêvons ne peut être un vestige, elle doit se finaliser en projet actif et militant.

On s’y met quand ?

 

Commentaires

Passer des yacapas populistes (?) du PP aux yakas, mais de qui ?...Point de salut sans porte étendard...

Écrit par : dopey | 04/12/2009

oui, c'est vrai. Je me disais que maître Modri avait peut-être de la carrure, il se faisait pas mal mousser, parlait de ses multiples sympathisants, mais le manifeste a peu de contenu, et des gens d'envergure se font attendre. Déception, donc. Ou trouver un homme d'état?

Écrit par : pamina | 04/12/2009

Diverses réactions, Pamina.
Sur l'identité tout d'abord, je ne partage pas votre avis ou je le comprends mal. Bien sûr que des choses changent mais d'autres restent des constantes de notre vie, de notre manière d'être et de notre façon de vivre. Je suis et je ne suis plus l'enfant que j'ai été. Et évoluer ne signifie pas trahir. Comme le disait Sénèque c'est en allant à la mer que le fleuve est fidèle à sa source (citation de mémoire, je vérifierai, promis). En matière d'identité je me ressens comme belge ET wallon, comme ma douce se sent française ET bretonne. Et à tous deux,il nous arrive de nous sentir européens face à des états-uniens par exemple.
Donc je pense qu'il peut exister sans honte des identités nationales qui recoupent ce que partagent les membres de la nation. Et une nation c'est d'abors un "vouloir vivre en commun". Que cette identité nationale elle-même évolue au fil du temps me paraît évident et ne me dérange aucunement.
Une autre réflexion est celle de ma perplexité vis-à-vis de l'islam. Il nous manque des références, une vision claire de cette réalité complexe et mouvante où s'entremêlent la religion,la politique et l'organsiation sociale. Qui est musulman ? Le premier ministre turc qui veut faire entrer son pays dans l'europe à marches forcées (et je crois qu'il a raison)? Ahmadinedjab et ses centrales nucléaires ou les étudiants qui manifestent dans la rue contre lui ? Tariq Ramadan ou les milliers de belges, de français, d'anglais, d'italiens qui vivent leur religion sans inférer sur la vie de la société ? Bref,il faut faire le tri dans tout cela. Et voir ce qui est admissible pour nous et ce qui ne l'est pas.
Et contrairement à d'aucuns, je continuerai d'affirmer que notre modèle des société est perfectible, mais qu'il est le nôtre et qu'à ce titre nous avons le droit de vouloir le défendre.

si j'ai été brouillon, veuillez m'en excuser.

Écrit par : hughes_capet | 04/12/2009

@pamina Quelles seraient dès lors ces idées neuves, créatrices, innovatrices qui permettraient de résoudre les problèmes actuels des gens? Sans que ces idées ne soient traitées de populistes, ringardes, ou que sais-je ?

Je pense que les idées neuves sont importantes, mais les "vieilles" idées le sont tout autant (s'il elles sont encore là, c'est que quelquepart la solution au problème n'a pas encore été apportée).
Les Gens ont besoin de concret, d'une suite de mesure concrètes qui répondent à leur préoccupations.

Après seulement on pourra peut-être penser à un grand projet de société.

Écrit par : Weylann | 04/12/2009

ma réticence vis-à-vis du terme "identité" est qu'étymologiquement, cela réfère à "ce qui est le même" -or rien n'est jamais pareil, l'identité aussi change, évolue et nous sommes je crois bien en accord sur ce point. Comme sur le fait qu'évoluer n'est pas trahir. Une chose est le choix que je fais d'évoluer, et celui qu'on m'impose à marche forcée. Comme je l'ai dit ailleurs, le problème n'est pas l'islam, mais l'islamisme: le hic, c'est que nous ne sommes pas à même de faire posément la différence... et que les musulmans eux-même ne semblent pas vouloir opérer la distinction. D'où la radicalisation. Il nous faut de l'INTER (un projet démocratique fort), et du culturel, à côté. une sphère publique neutre, une sphère privé libre. Et une tolérance RECIPROQUE. Je suis profondément choquée de la passivité des musulmans démocrates, face à certaines dérives verbales ou autres.

Écrit par : pamina | 04/12/2009

Un homme d'état, ca ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval. C'est la combinaison des circonstances de la vie et du caractère de la personne qui en font un personnage d'envergure.
Churchill a longtemps été l'enfant terrible de la politique anglaise. Et en 1935, peu de gens auraient misé une guinée trouée sur son devenir politique. Sa rouerie, sa volonté, ses dons de visionnaire et il faut le dire la faiblesse de ses contemporains, lui ont fai tencotrer l'histoire. D'ailleurs rappelz-vous, dès 1946 les anglais lui ont préféré le bien pâle Clement Atlee.
Le même raisonnement vaut pour De Gaulle qui n'était après tout en juin 40 qu'un général nommé à titre temporaire devenu sous-secrétaire d'état à la guerre par ses appuis politiques. Si la radio avait été en panne le 18 juin, nul ne sait ce qu'il serait devenu.

Donc ne désepérons pas, des femmes ou des hommes d'état peuvent apparaître mais pas par génération spontanée.

Dans tout projet politique spontané il y a la cohabitation d'un idéal collectif et d'une ambition personnelle. En ce qui concenrne le PP, je crois que l'ambition personnelle prédomine sur l'idéal chez Aernoudt. Je ne connais pas personnellement ce zébulon qui vibrionne dans les médias mais je n'ai pas confiance dans le désintéressement de quelqu'unaui a son parcours.
Pour Modrikamen, je réserve mon jugement. Il a du bagout, de l'argent, du culot, il aime à bousculer les éléphants. Mais à part cela son plus grand titre de gloire est un....échc (Fortis). Donc, balle à suivre.

Écrit par : hughes_capet | 04/12/2009

@weylann
Nous vivons d'acquis devenus des lieux communs sans substance. Nous épuisons un héritage, celui d'une société du Welfare bientôt en faillite. Rappeler l'essence de la démocratie et la rendre efficiente serait essentiel: pour cela, il faut casser la particratie. Echec et mat de l'Olivier. Le PP représente une lueur d'espoir, en ce qu'il a un coté: "poil à gratter" Mais au delà? Interdire le voile, interdire le minaret ne peut se faire que de façon pédagogique positive, à mon sens. Sinon le réflexe est communautariste (on ne nous aime pas), et les réactions se polarisent. Je ne veux pas de voile à l'école, parce que l'école est le lieu d'apprentissage de la liberté. Je ne veux pas de minaret, parce que ce qu'il signifie comme symbole, m'offense; et qu'outre cela il dénature le pays qui t'accueille, et qui est le mien.
Je pense que nous avons à réaffirmer nos valeurs fondatrices, constitutionnelles et culturelles. Je pense que nous avons à inviter les allochtones à y collaborer. A eux de résoudre le paradoxe de vivre ailleurs en maintenant leur identité, sans que cette identité ne soit imposée à ceux qui souhaitent garder la leur...

Écrit par : pamina | 04/12/2009

@ Pamina
Vous êtes complètemenet à côté de la plaque: il ne faut pas un homme d'Etat mais un beauf de la pire espèce.
Comparez le score de Reynders (que je n'assimile pas à un homme d'Etat) à celui de Daerden (lui non plus !) !
Quand je pense au système politique belge, je ne peux m'empêcher de faire référence au titre du film de P. Leconte : Les vécés étaient fermés de l'intérieur...
On ne peut changer le sytème en étant en dehors de celui-ci, les groupes de pressions, lobbys, comités citoyens, tout çà ne mène à pas grand chose, tout au plus une correction à la marge...
J'en veux pour preuve la marche blanche et les comités du même nom, 300.000 personnes dans les rues avec quoi comme résultat : que dalle, nada, peanuts...
Et pour entrer dans le sytème il n'y a qu'à travers un parti politique que l'on peut le faire et surtout pas 1 de la bande des 4, ils l'ont trop bien verrouillé à leur profit !
Il faut donc un nouveau parti pour donner un grand coup de pied dans la fourmilière. Le PP peut-il être ce parti ? Peut-être mais j'en doute, pour paraphraser un certain Général, les wallons sont des veaux et ils ne voteront jamais en masse pour un avocat d'affaires...il leur faut un Olivier Besancenot...mais avec un programme de droite...sinon la wallonie continuera de se vautrer dans la fange comme elle se complait à le faire depuis 30 ans...

Écrit par : dopey | 04/12/2009

mais je partage complètement votre vision: quand elle réclame un homme d'état, Pamina laisse libre court à son idealisme, elel sait que Jules et Cléopâtre vont faire un tabac ;0) -je pense aussi desormais qu'il faut casser la machine de l'intérieur, par un autre parti, mais franchement quitter la bande des 4 pour Aernoudt-le-vendu... c'est pas vraiment engageant. et adhérer à des groupuscules, non, vraiment. Il faut un porte-étendard. Un honnête homme avec une vision politique. On cherche.

Écrit par : pamina | 04/12/2009

Et il faut surtout qu'il ou elle aie une énorme paire ce couil**** !

Écrit par : dopey | 04/12/2009

Alors Pamina ! tu nous joues la Alain Delon des blog en parlant de toi à la troisième personne lollllll

Les hommes d'Etat se font rare, nous sommes bien d'accord, un homme d'état étant quelqu'un qui fera passer l'intérêt général avant les intérêts particratiques et qui ne raisonnera non pas en termes électoralistes mais en citoyen mandaté pour officier et respecter du mieux qu'il peut le mandat lui étant confié par ses concitoyens.

Or nous avons souvent l'impression de l'exact contraire...

Écrit par : olivier | 04/12/2009

Ah zut c'est une citation ! :o))))) mdr

Écrit par : olivier | 04/12/2009

Ah zut c'est une citation ! :o))))) mdr

Écrit par : olivier | 04/12/2009

oui. et de qui, hein, la citation? hein? hein???? -ton daerden sur belgosphere.be

Écrit par : pamina | 04/12/2009

Olivier remercie Pamina, il est très content d'avoir bien rigolé qlq minutes ;-)

Bonne journée à toi et à tous

Écrit par : olivier | 04/12/2009

Pas d'accord du tout sur la marche blanche. Ce furent 99% de gogos horrifiés par l'affaire et croyant que tout allait changer s'ils défilaient Bastille_Nation (enfin Gare du Nord - Gare du Midi) et 1% de cocos alléchés par l'affaire et croyant qu'il était temps pour eux de devenir calife à la place du calife.
enfin, c'est mon avis et comme disait l'autre je le partage.

Écrit par : hughes_capet | 04/12/2009

de refus en refus, côté PP ou de renoncement en renoncement, côté PS. Exemple : la reculade su rl aloi sur le tabac en Horeca. Voir la très belle carte blanche de Ph Defeyt dans Le Soir d'aujourd'hui.

Écrit par : Stéphane | 04/12/2009

Hughes, en effet on ne peut raisonnablement penser que le belge partage une culture des barricades avec ses français par exemple.

Je me souviens avoir discuté avec un journaliste de France monde , France Inter à l'époque du Californiagate et après (Quentin-Dickinson), il connait bien la Belgique depuis de nombreuses années, il m'expliquait qu'en France si nos parlementaires wallons y avaient le tiers du quart de ce qu'ils font ici, les gens seraient dans la rue, en bref cela ne serait jamais passé dans l'opinion, ni d'ailleurs au niveau des instances de contrôle. La bas ils sont beaucoup plus fliqués qu'ici. Dans certains pays nordique, les comptes sont publiés online et chaque citoyen a le droit de demander des explications et des comptes aux mandataires politiques (ils sont tenus d'y répondre).

Mais ici.... il en va bien autrement n'est-ce pas...

Écrit par : olivier | 04/12/2009

Lisez Millenium, Olivier,le roman policier à succès. Derrière l'intrigue on voit fonctionner l'administration et le monde politique suédois. C'est décapant par moments.

Écrit par : hughes_capet | 04/12/2009

On peut penser ce qu'on venut du PP. Et effectivement, il n'y a pas grand chose comme idées originales et nouvelles, en dehors de la circonscription nationale/fédérale (biffez les mentions inutiles). Décidément, l'imagination n'est pas très au pouvoir lorsqu'un juriste fait de la politique, la seule originalité étant apportée par Aernoudt. Il peut y avoir tellement d'idées sur tellement de sujets, que je me dis que le manifeste a été dérigé un soir de beuverie, sur un coin de table...

Mais ce que je ne ferais pas, c'est de descendre ce parti. En effet, chacun est conscient que la bande des 4 va tout faire pour les mitraller à bout portant, ne tolérant pas qu'un nouveau vienne jouer dans son bac à sable. Si des non-politiciens s'y mettent aussi, c'est la fin du monde ! Je pense donc, qu'il faut lui laisser sa chance, même si on sait déjà aujourd'hui que tout n'est pas parfait en son sein, loin s'en faut. Si ce parti sert déjà à réléguer le PS durablement dans l'opposition, je vote pour eux dès demain... ;-)

Écrit par : Christian | 04/12/2009

@christian: les motifs de "la bande des 4" sont tellement évidents -et primaires- que je me garderai bien de leur prêter la main, d'autant que je proteste précisément contre la polarisation du débat relativement à l'immigration. Mais le jugement que nous portons sur les particrates au pouvoir ne doit pas déboucher non plus sur un blanc-seing à la seule alternative crédible. Elle est d'ailleurs très, très en deça de ce que j'en attendais. En fait je la vois plutôt partie comme un Lidé bis.

Écrit par : pamina | 05/12/2009

Je pense sincèrement que le PP est un parti qui cherche encore sa crédibilité, notamment en ayant besoin de 'figures' connues des BV par exemple (épisode Rik Torf).

Sur le plan programmatique il s'agit bel et bien du programme (enfin des priorités) de Rudy Aernoudt, tempérées peut-être par MM. Tout comme la présence de Shérif Khan laïcard devant l'éternel qui vient de démissionner de son poste au GAL, cela n'est pas sans signification.

Mais on attend aussi d'un parti ou d'un substrat naissant de parti qu'il prenne des positions claires et tranchées sur les divers sujets qui se posent en matière culturelle, économiques et sociales, il ne suffit donc pas d'un manifeste pour écrire l'histoire mais bien de la construire par une succession de positionnement.

Pour le moment, je ne vois pas grand chose, mais c'est peut-être un peut tôt. Il ne faudrait pas que le PP deviennent ce parti tocsin, rassembleur des déçus, pour organiser une bassecour de poulets sans têtes.

Le problème c'est que pour que le PP puisse s'immiscer dans le débat politique, il faudra d'abord que les institutionnels l'acceptent en tant qu'égal ou au moins en qualité d'interlocuteur représentatif de quelque chose. Et la on en est très loin, sans compter une presse qui a déjà nourri le feu contre cet embryon politique.

Voyez plutôt, le seul avis demandé au PP concerne la votation suisse et ils s'en sont directement servit pour rallier le PP au Vlaams Belang comme étant les deux seuls partis belges à soutenir cette votation... Bonjour les amalgames.

Parcontre le PP pourrait incarner ce poil à gratter politique qui forcerait le débat sur des thématiques que les traditionnels évitent soigneusement ou encore en dénonçant les doubles discours ou affirmations langue de bois, spécialité politicienne par excellence. La non plus nous n'avons encore rien vu.

Autre question, le PP reconnait lui-même que son manifeste n'est pas applicable en quelques semaines, MM précise qu'il faudra des années et des années pour rétablir une gouvernance et une économie performante. Mais alors, quels sont les voies et moyens intermédiaires et réalistes qu'ils comptent prendre ?

Prenons un cas extrême et caricatural, si on décide de faire rouler les voitures à gauche sur autoroute, il n'est pas question de décaler la décision en permettant aux camions de continuer à rouler à droite, ce que je veux dire c'est que dans certains choix stratégiques, il n'y a pas toujours de demi-mesure applicables transitoirement. (e.a. la flat-tax).

Je n'ai pas encore pu lire des rapports et des budget qui démontrer d'une part la faisabilité de certains points du programme et de l'autre son efficacité. Vous me direz que ce n'est pas une obligation, n'empêche, je ne vois pas pourquoi je dois avaler les théories économiques du seul Rudy Aernoudt sans que ces dernières soient validées par des organes crédibles pouvant attester de leur pertinence.

Bref, nous ne sommes pas la pour entendre les sirènes d'une promesse renouveau lointain mais pour avoir des candidats hommes d'état disposés et aptes à prendre les commandes de l'Etat Belgique et/ ou des régions.

Je n'ai jamais cru et ne croirai jamais aux faiseurs de miracles, parcontre je suis prêt à soutenir tout qui provoquera du débat et contraindra à abolir les faux fuyants de la poltique traditionnelles, sans nécessairement chercher à être calife à la place du calife, à moins d'en avoir les capacités et la crédibilité nécessaire.

Finalement, je pense surtout que c'est l'opinion qui doit provoquer et forcer le monde politique en général (de droite comme de gauche) à profondément changer ses modes de fonctionnement et de communication, car quelque part, c'est bien nous (dans notre ensemble électoral) qui laissons faire depuis des années, c'est donc à nous de provoquer ce petit quelque chose qui modifiera les moeurs politiques. Pour cela il faut des citoyens politiquement réceptifs et non pas désintéressés de la chose publique, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir, nous sommes largement minoritaires dans ce pays.

Écrit par : olivier | 05/12/2009

bonjour
entièrement d'accord avec l'analyse d'olivier...la bande des 4 eux, nous ont déjà démontrés qu'hormis leurs propres turpitudes , ils étaient devenus incapables(parce qu'ils l'ont bien voulus)d'avoir d'autres politiques que celles menées actuellement , uniquement pour le pouvoir par un clientèlisme outrancier où une majorité de citoyens sont brimés par une minorité...or , dans ce cas concret minorité contre majorité ça me parait plus qu'anormal
Quant au PP , voici 10 jours que l'enfant est né !! ils viennent seulement de remplir leurs formalités(acte de naissance et description de la famille)dans l'allocution du papa(mm),il y manifestement une volonté de bonne gouvernance sans tabous...maman RA doit, quant à elle nous faire oublier ses infidélités auprès d'autres prétendants comme elle l'a fait lors de son précédent mariage...bref ,les convives restent en l'attente du baptême , ils analysent les bons mots , les phrases justes,et les analyses pertinentes qui devraient nous préparer à un festif renouveau
mais , échaudés par tellement de ces mots,phrases qui n'ont plus ni queue ni tête dans la société de demain , ils restent sur leur faim
dubitatif quant à la réussite du projet...pendant ce temps césar est de retour parmi nous ...

Écrit par : jacques legrand | 05/12/2009

ah.... bouffée d'air frais sur le Bien commun, où dialoguent des gens de bonne volonté; Papagena vient quant à elle de se prendre une bordée d'insultes sur la Belgosphère, en commentaire d'un billet sur l'exécutif des musulmans... Heurk; y'a des fois je me dis que j'ai aps envie de faire un Bien commun avec certains...

Écrit par : pamina | 10/12/2009

la grossiereté, ça me donne des boutons.

Écrit par : pamina | 10/12/2009

connais pas Jojo. Le Nico qui poste ici est quelqu'un d'ordinaire pondéré et poli...

Écrit par : pamina | 12/12/2009

pamina a les neurones en fusion et a peu près 3 jours de travail à faire demain... elle epnse plus pamina, elle fonctionne

Écrit par : pamina | 12/12/2009

alla réflexion moi aussi je suis d'accord avec ce qu'ils disent. la paix au proche orient passe par la.

Écrit par : Siko | 12/12/2009

je ne comprends plus rien. qui est qui ? aldebaran est jacques legrand?

Écrit par : Siko | 12/12/2009

être piraté par un hacker c'est la rançon des grands medias d'opinion.

Écrit par : Siko | 12/12/2009

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