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16/09/2009

L’école: sens giratoire, voie sans issue ou autoroute du soleil?

Pas un jour sans qu’on ne parle de l’école, ou des enseignants. L’enseignement de qualité est essentiel (bla-bla-bla...), les profs ont “bien bon quand même” avec leur 20 h/semaine et 3 mois de congés. Demain, il y aura grève, (en fait, arrêt de travail pour information), et à entendre nombre de forumeurs, “c’est scandaleux”, ces profiteurs n’ont qu’à “enfin” travailler (aussi assidument que ceux présents de longues heures sur la plate-forme). Moi, ce que je trouve scandaleux, c’est qu’en définitive, on parle “sur” l’école, mais pas “de” l’école, et encore moins DANS l’école. De Laurette à Joëlle, et pendant presque 20 ans, on a tourné en rond. Les syndicats ont obtenu des revalorisations salariales et la pension à 55 ans. Est-ce que cela a rendu de la valeur au métier? Les jeunes le fuient, c’est une réalité. Posez-vous la question du pourquoi?

La réponse est claire. L’enseignement manque de sens, dans les deux acceptions du terme: il a peu de signification, et on voit mal sa direction. Moralité: élèves et professeurs se trouvent engagés dans une voie sans issue –parfois aussi schizophrénique que le rond-point de Raymond Devos. 


Les profs veulent enseigner, et ont l’impression que nombre en face d’eux refusent tout simplement d’apprendre. Mais comment voulez-vous que des jeunes comprennent l’importance du défi que vous leur présentez? Vous proposez un instrument: leur avez-vous dit pour quoi faire? Et ce pour quoi faire, l’avez vous présenté comme un devoir, une obligation ou un rêve? Comment voulez-vous qu’ils s’y engagent comme partie prenante, si vous êtes incapables de montrer la place que le savoir –le savoir, et pas seulement les compétences- prend dans l’élaboration d’une société, d’une démocratie, de notre démocratie? Où est le sens de la collectivité? –Regardez, il se constitue à côté de vous, dans le repli identitaire que fomentent les extrémismes. Ces mêmes extrémismes qui ont tout intérêt à saper les instruments d’émancipation intellectuelle qui diminuerait leur emprise et ramènerait ces sinistres et parfois sanguinaires guignols à leur mesure: somme toute très limitée.

Des objectifs, des rêves: difficile de concurrencer Star academy ou la BMW du dealer d’à côté, c’est vrai. Quelle faillite de l’idéal! Pourtant, partant de la réalité que connaissent les jeunes peu favorisés ou défavorisés, autochtones comme allochtones, n’y-a-t-il pas moyen de trouver à rêver un cran plus haut? Les propos misérabilistes et fatalistes de ceux qui font leur fond de commerce de la stagnation sociale, du chômage, de l’exclusion sont scandaleux. C’est la résignation à la médiocrité qui démoralise, à proprement parler, les étudiants et leurs professeurs. No future? Ce n’est pas vrai. Pas un futur comme par le passé, mais un autre, à inventer, est possible. Je considère comme exemplaire ce prof français qui a monté Shakespeare avec des gosses de banlieue, et les a amenés à écrire en alexandrins. A quoi ça sert? Mais à donner fierté, à donner confiance, à se tenir debout. A avancer dans une voie qu’on invente. Il n’y a pas que MC Solar à proposer comme exemple!

Assez de logghorrée pédagogique et de discours bien-pensants: trouvez un sens (une signification) et une direction (une orientation) à l’enseignement. Il faut allumer des braises, disait Montaigne: dans l’esprit, dans l’intelligence, pour éviter que l’ennui et le désoeuvrement ne contribuent à le faire dans les banlieues, et jusqu’au coeur de la ville. Donnez aux étudiants, aux professeurs, une citadelle à bâtir, au lieu de leur jeter du grain comme à des poules. L’image est empruntée au bouquin de Saint-Exupéry. Oui, l’auteur du petit Prince, un humaniste vigoureusement engagé dans l’émancipation de l’homme: -celle qui passe par le rêve, l’effort pour accomplir le rêve, la rigueur, l’exigence, parfois l’intransigeance.

Le défi qui attend nos écoles? Il se joue maintenant en dehors d’elles! Il faut prioritairement redéfinir notre société, ses valeurs, ses objectifs, ressusciter le sens commun pour construire un bien commun, légitimer le pouvoir et la loi qui servent cet objectif politique (vivre ensemble). Avant de tenir des assises interculturelles, il eut été utile de faire le point sur ce qu’est notre culture, aujourd’hui. Cela eut évité bien des tensions, bien des frictions, et les tendances centrifuges de plus en plus radicales qui se font jour. L’opinion publique en effet se cristallise dans le refus de ce qu’elle ne veut pas, là où le sens politique aurait dû proposer un modèle positif, auquel adhérer, et qu’on puisse défendre.

Alors, et alors seulement, adossées à un projet sociétal concret, les écoles pourront jouer leur rôle: éduquer –littéralement: faire sortir les enfants d’eux-même, les amener à aller vers autrui- et enseigner: donner du sens, aider à choisir une direction.

Commentaires

du sens, du rêve, du vivre ensemble, de la citadelle... vous avez tout dit et redites le encore !

Écrit par : claire | 16/09/2009

ouais.... et j'ai l'impression de crier dans le désert...

Écrit par : pamina | 16/09/2009

alors nous sommes plusieurs à crier dans le désert !
et le désert se peupla...

Écrit par : claire | 16/09/2009

ne reste plus qu'à espérer une manne celeste lollllllllll
"Citadelle" de Saint-Ex est mal perçu, comme un livre de droite, voire d'extrême droite.

Écrit par : pamina | 16/09/2009

Très bien envoyé, mais peut-être pas tout-à-fait dans la bonne cible en vous vous adressant au corps professoral. En parlant de bien commun, de sens de la collectivité, vous mettez pourtant le doigt sur le problème fondamental: il s'agit ni plus ni moins que de ramer à contre-courant d'une société hyper-individualiste, où les valeurs de solidarité, de partage, de collectivité sont systématiquement dévalorisés. Dans un tel contexte, demander aux profs de se baser sur ces valeurs pour redonner du sens à leur métier ne revient-il pas à exiger d'eux une mission impossible?

Écrit par : MarcDS | 16/09/2009

je ne cible pas les profs.... je SUIS prof... je vise les politiques! enfin... ce qui nous en tient lieu...

Écrit par : pamina | 16/09/2009

Votre propos est vrai, mais doit se compléter d'autres éléments :
- cessons de remplir les formations de profs avec ceux qui ont échoués dans tous les autres cursus supérieurs ou universitaires
- cessons de dresser parents contre enseignants
- cessons de considérer l'école comme un parking à gosses, des gosses que l'on jettera ensuite devant un téléviseur, une console ou un ordinateur pour ne pas avoir à s'en occuper
- cessons de priver les enseignants de leurs outils en mettant en place des législations interdisant les devoirs, interdisant les redoublements, interdisant...
- cessons ces formations d'enseignants (agrégation etc.) basées sur du Dolto mal digéré : regardons l'éducation que Dolto a donné à son fils et disons clairement que nous ne voulons pas que nos enfants ressemblent tous à Carlos le clown
- renforçons la capacité de l'état à sanctionner les parents démissionnaires
- revenons aux fondamentaux, faisons en sorte que ce qui se faisait il y a 60 ans, c'est à dire des enfants capables de lire et de compter de tête à la fin des primaires, soit à nouveau une réalité.

Si l'on attaque pas le mal à la racine, c'est à dire dans les plus petites classes, alors on ne pourra pas régler les problèmes du secondaire ou du supérieur car il est déjà trop tard à ce moment là.
C'est dans les petites classes que tout commence, c'est là qu'il faut avoir les meilleurs enseignants et pas la lie du supérieur comme c'est trop souvent le cas aujourd'hui.

Enfin rappelons une chose : certes un enseignant a pas mal de congés sur le papier, de périodes ou il ne donne pas cours. Certes il a aussi peu d'heures à prester devant les étudiants. Mais il y a tout le reste, que l'on oublie trop souvent : les réunions de parents, la préparation des cours, des interrogations, des visites de l'inspection, des examens, les corrections des devoirs et des copies d'interros ou d'exams, les préparations de bulletins, les conseils pédagogiques,etc. Sans même parler des journées en formation, des lectures pour se tenir au courant de l'évolution des sujets enseignés,...
Les attaques sur les "parvenus", les "fainéants", ces gens qui partent en retraite à 55 ans alors que le reste du monde doit travailler, ces attaques doivent cesser car elles ne se basent, comme trop souvent, que sur une vision très partielle de la réalité de ce métier éreintant qui voit des enseignants passer leurs journées à affronter des classes de 25 enfants souvent indisciplinés, grossiers, bruyants, plus ou moins rétifs à l'enseignement, aux prises avec les bouleversements chimiques de leur organisme et parfois sous l'influence d'alcool ou de stupéfiants acquis la plupart du temps en dehors de l'école, lorsque les mômes sont sous la responsabilité des parents.

Écrit par : Bryaxis | 16/09/2009

C'est le passage "Mais comment voulez-vous que des jeunes comprennent l’importance du défi que vous leur présentez? Vous proposez un instrument: leur avez-vous dit pour quoi faire?" qui m'a fait penser que vous vous adressiez aux profs.

Ceci dit, les politiques sont ceux qu'on a choisi. Le jour où suffisamment de gens voudront réellement orienter la société vers autre chose que l'individualisme et la consommation compulsive, nous verrons de nouvelles têtes. Mais l'ambiance est malheureusement encore beaucoup trop à la résignation.

Ma compagne (qui est aussi enseignante) m'en a appris une bonne: maintenant que les écoles dites huppées ont reçu leurs galons pour avoir inscrit le nombre requis d'élèves en provenance de quartiers plus sensibles, et lesdits galons étant définitivement acquis pour l'année scolaire, une cinquantaine de ces élèves ont déjà été renvoyés de ces écoles en l'espace d'un petit mois. Ici, il me semble que le rôle joué par certaines écoles ne soit pas joli-joli.

Écrit par : MarcDS | 16/09/2009

YES, Pamina je lis ces réactions formidables, ils ont trait au sens et cela doit vous donner du baume au coeur!!!
Je voulais juste vous donner une petite info sur la Citadelle.
J'espère ne pas dire des bêtises mais c'est une oeuvre non-achevée qui a été éditée, promulguée mais surtout rassemblée (!) à l'époque de la grandeur du général de Gaulle, ensuite elle a été cataloguée, fichée (à se demander qui sont les flics) par la génération de mai 68 comme contenant des pensées de droite. Cette opinion s'est parfois fort injustement étendue à l'ensemble de son ouvrage.
J'ai vérifié sur le net et en effet il y a eu une première version éditée en 48 (Saint-Ex est mort à la fin de la guerre) et une seconde plus complète (?) en 58.
Certainement qu'il existe des études plus poussées sur l'historique de l'interprétation de ces pages... intéressant de voir comment des écrits qui n'ont pas été terminés par leur auteur peuvent être manipulés. Malheureusement cela a toujours existé et donc la leçon à tirer pour vous qui avez la plume si facile: n'hésitez pas à exprimer jusqu'au bout ce que vous avez à écrire ;-))

Écrit par : claire | 16/09/2009

@bryaxis: evidemment!
@Marc: il nous manque le temps ou le lieu (ou tout simplement l'imagination?) pour expliquer que ce qu'on construit à l'école, ce n'est pas un parcours individuel, mais une société en puissance. Et que chacun est appelé à y participer par ses devoirs, car il en reçoit des droits.

Écrit par : pamina | 16/09/2009

@ Claire: en toute subjectivité, c'est le propos d'un blog après tout ;0)
Citadelle est assez nietszchéen, comme bouquin, en fait c'est un gros fatras. Saint-Ex purgeait ses écrits dans un rapport d'une page publiée pour 10 écrites, là, il n'a pas eu le temps de faire le ménage. L'esprit du livre n'est pas loin de celui de Zarathoustra, mais aussi du Sisyphe de Camus. Si le sens de l'effort et du sacrifice à l'idéal est de "droite", alors, oui, Saint-Ex est de droite. Un homme de droite contre le national-socialisme de gauche, quoi... lolllllll S'il fallait démontrer l'ineptie de ces catégorisations, voilà, c'est fait.

Écrit par : pamina | 16/09/2009

Saint-Ex de droite ? et alors ? N'y aurait-il de bonne littérature que celle qui est déstinée à ne pas désepérer Billancourt ? J'enrage quand j'entends des propos pareils. A ce que je sache, et sauf à réécrire l'Histoire, Saint-Ex est mort à la fin de l'été 44 au volant d'un avion de reconnaissance américain (un P38 Lightning)descendu par les allemands après une mission au dessus de la France occupée.
Est-ce cela lui vaut de voir ses écrits vilipendés ?

Écrit par : hughes_capet | 16/09/2009

Ne vous fâchez pas, Hugues... je suis bien d'accord avec vous (et avec Saint-Ex)

Écrit par : pamina | 16/09/2009

Si j'ose timidement... certes il est mort en pleine mission, c'est bien pourquio on en a fait un héros!! un écrivain, pilote, romantique, courageux, idéaliste, c'était facile, les gens avait soif de belles histoires et avaient besoin de justifier la gloire de leurs morts.
Ce qui lui est retombé dessus après, la génération "peace and love" ne l'a pas épargné. Il est mort deux fois en somme.
Mais ceci ne veut pas dire cela, il ne faut jamais arrêter de combattre l'idée de la guerre!! Bref c'est encore une histoire de balancier qui ne nous fait pas vraiment avancer;-))
Et vous avez raison Pamina, c'est quio finalement des écrits de gauche ou de droite ? il s'est exprimé, c'est tout... pas de manière "extrême" ! il n'a pas su se relire en plus, ah les étiquettes, c'est bien ça Pamina de "l'ineptie" mais qu'est ce qu'on en fait?
Vivement un billet là-dessus !

Écrit par : claire | 16/09/2009

Je ne voulais pas vous agresser ,Claire. Et je vous prie de m'excuser si vous avez pris mes propos ainsi.

Écrit par : hughes_capet | 16/09/2009

Ceci dit, l'enseignepent, vaste tâche.
J'ai surtout le souvenir d'une profession faussement fraternelle. Derrière la convivialité de facade, chacun fait son cours dans son coin et tente de règler plus ou moins seul les ennuis qu'il rencontre. Vous êtes en solo devant votre classe et si vous vous écrasez, personne ne viendra vous aider.
Autre problème à mon avis la formation des profs, tant du point de vue pédagogique (la carence des universités dans la formation "pratique" des licenciés qui se destinent à l'enseignement flirte avec l'inconscience criminelle)que du point de vue scientifique pour les instit et les régents.
Troisième point : le monde des profs est infantile et infantilisant. On y tremble devant le préfet, le syndicat, le ministre, le bourgmestre, le p.o. etc On guette la récompense et on se targue de vocation. Si vous avez la vocation, vous êtes un saint en devenir, mais aussi taillable, corvéable et criticable à merci. Un vrai pro (un consultant privé en communication par exemple) il n'a pas de vocation mais des honoraires.
Dernier point : is fecit cui prodest . Pourquoi diable les politiques voudraient-ils d'un enseignement performant alors que celui-ci créerait des élites qui leur seraient hostiles ?

Écrit par : hughes_capet | 16/09/2009

Tout à fait d'accord avec vous, particulièrement sur le plan de la formation des enseignants.

Quand je vois que la formation pratique des futurs profs d'histoire de l'ULB est confiée à une personne qui ne trouve rien de mieux à faire que d'organiser des visites du parlement européen en compagnie de syndicaliste d'extrême gauche ou des assistants chargés d'exercice dont le but dans la vie est d'humilier les futurs enseignants et de les forcer à suivre dogmatiquement des méthodologies pédagogiques dont l'échec est patent depuis plus d'une décennie je suis vert de rage.

Et le fait que 24h de formation soient consacrés à l'histoire des magouilles politiques liées à l'enseignement ou que le cours d'éducation au média soit confié au poujadiste en charge des débats sur RTL montre bien l'ampleur du désastre.

Les relations dans la classe représentent à peine 12h d'enseignement, la psychologie des adolescents en situation d'apprentissage 12h également, basé principalement sur des thèses dépassées de psychologues ayant rarement mit les pieds dans une classe.

Une anecdote à ce sujet illustrera bien le décalage entre réalité du terrain et agrégation : il y a quelques années le professeur alors en charge du cours de relation dans la classe déclara que si un élève insultait un enseignant durant un cours "il ne le pensait pas, c'était simplement un reflet de son malaise intérieur". Une étudiante de l'agrégation déjà engagée dans la vie professionnelle ne pu alors s'empêcher de s'exclamer "je donne cours aux Arts et Métiers et puis vous garantir que lorsque l'un de mes élèves me traite de salo** il s'agit du fond de sa pensée !"

Écrit par : Bryaxis | 16/09/2009

Une anecdote loufoque... J'ai fait mes stages d'agrégation en 85; j'étais sensée donner cours d'histoire sur la fin de l'ancien régime à une classe qui n'avait pas vu encore la féodalité, et qui comportait 85% d'allochtones. J'ai parlé de la vénalité des offices et un pt'it gars m'a lancé: venal, venal, on dit ça ces putes, non? J'ai géré le chambard... et je suis devenue prof, "malgré tout". Donc j'ai eu à gérer depuis une tentative de suicide, une crise de schizophrénie, une confession d'acte pédophile, une révolte collective du groupe que j'avais "traîtreusement" mofflé pour n'avoir pas rendu ses travaux à temps. J'étais tellement terrorisée (sans que cela se voit) que je déclenchais une entérite de stress le jeudi à 15h30, précisément. Elle a duré jusqu'en septembre suivant, et l'octroi de mon nouvel horaire! J'étais le 6e prof de philo en 8 mois: mais je suis toujours là lolllllll
Si j'ai "tenu le coup", ce n'est certes pas grâces aux c... dispensées pendant mon agrégation. Nous avons eu droit (et obligation) d'assister l'an dernier à une nouvelle journée pédagogo: deux jeunots de 22 et 24 ans, qui n'avaient jamais mis les pieds dans une classe, et a fortiori une délibération, m'ont appris les risques qu'entraine une évaluation castratrice... Grand guignolesque!

Écrit par : pamina | 16/09/2009

Moi, à mon second jour de cours, j'ai puni une élève, fille de délégué syndical métallo. Le lendemain j'avais une classe en grêve...
Ca se passe ainsi en Wallonie.

Écrit par : hughes_capet | 16/09/2009

lolllllllllllll dites-moi, elle est inventée, celle-là???

Écrit par : pamina | 16/09/2009

Moi, je donnais des cours de français dans une école flamande. Je n'ai puni personne, je n'avais aucun problème avec mes élèves.
Au bout d'un an, j'avais dans mon tiroir de la salle des profs, une lettre anonyme avec "franskioun buiten" !
Ca se passe ainsi en Flandre et celle-là n'est pas inventée.

Écrit par : claire | 16/09/2009

pas du tout
ils sont restés au réfectoire et ont refusé de reprendre les cours
c'est le préfet qui est allé les rechercher
Et j'avais une lettre de trois pages du père dasn mon casier me traitant de Pinochet et de gardien d'Auschwitz.
C'était dans un athénée de la banlieue de Charleroi en septembre 1984.

Écrit par : hughes_capet | 16/09/2009

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