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17/05/2009

Combats de coqs dans la basse-cour

Incurables. Les particrates sont incurables. J’avais préconisé la semaine dernière dans le billet sur la gangrène une amputation chirurgicale des membres malades par l’électeur dans l’isoloir.  A lire la presse de ce week-end, je me demande si l’euthanasie des partis n’eut pas été une meilleure solution. Seul problème, c’est le malade qui doit la demander, or, clairement, PS et MR refusent de reconnaître la gravité de leur état. 


L’un et l’autre persistent à regarder les “affaires” sous un angle strictement électoral, comme un accès de fièvre épidermique, instigué par l’adversaire réduit à une argumentation “ad hominem”; et c’est à cela qu’ils tentent de répondre, en racolant l’électorat de façon primaire. D’un côté la sirène au papillon rouge, soucieux de ne pas démanteler la sécurité sociale (assistés, nous nous occupons de vous), de l’autre, celle à la cravate bleue, réinventant le modèle économique et mettant en garde contre les Ecolos qui voudraient tout taxer (rentiers, indépendants, hommes d’affaire votez pour moi). L’un et l’autre se révèlent incapables de sortir de leur discours particratique, de leur modèle idéologique (ô combien sommaire, ô combien caricatural), de leur quête essentielle: celle du pouvoir. Spectacle navrant de combat de coqs dans une très, très, basse-cour.

Or, c’est mécomprendre totalement la volonté citoyenne de réforme en profondeur, qui va bien au dela d’une alternance gauche-droite: nous souhaitons un refondement démocratique, qui permette d’élaborer ENFIN un projet politique. Il est temps de travailler à la construction collective d’un “Bien commun” qui puisse nous motiver, ensemble, à nous impliquer, ensemble, pour transformer notre modèle économique et social qui dysfonctionne à tous les niveaux. Or la particratie est l’une des causes principales de ses dysfonctionnements. Rien ne sert d’opposer chômeur et indépendant, pensionné et actif, fonctionnaire et employé du privé, belge et étranger, actionnaire de fortis et contribuable: nous vivons ensemble et sommes condamnés à continuer. Mais nous ne pouvons continuer ainsi. Il est temps de proposer un nouveau contrat social, entre politiques et citoyens, mais aussi entre les citoyens, eux-même. Pour ce faire nous aurons besoin de gens intègres, de gens honnêtes, de gens de bonne volonté. En effet, nous serons appelés à écouter, à comprendre, à faire des compromis: mais en écartant les compromissions.

Dans la réforme nécessaire de la région d’abord et puis de l’Etat –car nous ne pouvons perdre de vue cette échéance de l’automne- les gages sont à donner aux citoyens, et non pas aux partis. Croyez-vous que l’ allocataire social se soucie de voir confier un portefeuille ministériel ou un maroquin de secrétaire d’Etat plutôt au PS ou à Ecolo? Par contre interrogez-le sur l’utilité et le coût de la formation suivie au Quebec par les dirigeants du Forem -7000€ par personne-, lui qui a pour horizon le mur du non-emploi présenté comme une fatalité, ou sur l’invraisemblable complexité administrative, qui favorise profitariat, inefficience, stagnation. Il faut trouver des solutions, et elles ne sont ni de gauche, ni de droite, elles sont dans la disqualification des particrates, qui jouent des antagonismes pour maintenir coûte que coûte “le système” qui est leur alibi et leur justification. Elles sont dans la restauration de la démocratie et de la transparence à tous les niveaux. Elles sont dans un projet fort et fédérateur, qui nous rende le goût d’entreprendre et non simplement de défendre nos acquis qui s’effilochent d’ailleurs inéluctablement.

Une société, c’est une forme de vivre-ensemble. Quelle société voulons-nous, comment pouvons nous la construire, à la force de nos rêves, de nos volontés, de nos bras. Les trois composantes sont essentielles à la réussite d’un projet: tout le monde est appelé à participer, tout le monde est appellé à contribuer. Il faut inciter chacun à s’impliquer activement en remettant au centre, inlassablement, la notion de contrat social et l’idéal d’un Bien commun.

Si vous voulez vraiment rêver, réveillez-vous... (Daniel Pennac)

Commentaires

Le sujet est bien est d'actualité et on pourrait même dire, combat des chefs.
Mais les poules mouillées (cdh et écolo), elles regardent pour se profiler dans l'ombre de celui qui sortira vainqeur.
Elles espèrent secrètement toutes les deux que ce soit le PS, la fédération de gauche.
@ Pamina, si pour le PS, Van Cau, Happart, Donfut, ... ne font pas tout le PS, permets-moi de dire également que Reynders ne fait pas tout le libéralisme. Et la liberté c'est-à-dire la non dépendance et le non-assistanat peut se trouver dans le libéralisme, qu'il ne faut pas confondre avec le capitalisme.
Maintenant si les Van Cau, Donfut et ... ne sont pas des capitalistes, il faudra m'expliquer ce qu'ils sont.
Désolé pour le ton, mais il faut bien à un moment ou à autre appeler un chat, un chat.

Yvan.

Écrit par : Yvan | 17/05/2009

Ton ton ne me dérange pas, Yvan :0) -Pour moi, PS et MR sont chou vert et vert chou. Ni capitaliste, ni socialistes, -particrates profiteurs d'un système et soucieux avant tout d'y rester. Je ne vois guère comment faire du neuf avec du vieux, avec des gens dont les comportements déviants sont devenus réflexifs, qui ne peuvent faire d'éthique car ils n'ont pas de morale. Ils sont pétris d'hypocrisie, et ne sont plus gens de conviction. Leurs discours et leurs actes mentent, et je hais plus que tout cette hypocrisie qui tend à nous prendre pour de francs imbéciles: "con"tribuables. La voie "juste" me paraît moi aussi celle du libéralisme, mais entendu à la façon des libéraux anglais de la fin du XIXe siècle, et non pas le libéralisme restrictif tel que conçu aujourd'hui. Ce libéralisme que j'aime n'a pas peur des mots effort, travail, engagement, persévérance. De la part de tous: l'assistanat est indigne, et intolérable s'il est une charge imposée sans retour. Revenons donc à la notion de "contrat social". J'accepte de cotiser pour toi, mais comment contribues-tu en retour, de quoi nous enrichis-tu? que NOUS amènes-tu (nous désignant le corps social). Parce que si j'ai à faire la charité, au moins, je choisirai à qui il me plaît de la faire... Je connais trop d'abus.

Écrit par : pamina | 17/05/2009

Je vous propose une analyse publiée aujourd'hui et une manière originale de lancer un signal : vote en milieu de liste et refus du vote tete de liste.

(beaucoup le demandent et le propose, à commencer par Christian).

http://onvotepoureux.skynetblogs.be/

Écrit par : olivier | 17/05/2009

En 1946, au procès de Nuremberg, on n'a pas fait que juger (beaucoup),condamner (moyennement) et exécuter (un peu) les principaux criminels de guerre nazis. On a aussi dissous, comme associations criminelles, le parti nazi, la S.A., la S.S. et d'autres organes.
Il faudrait peut-être commencé tout doucement à y penser.

Écrit par : hughes_capet | 17/05/2009

@ Pamina , c'est la question que je me posais à chaque fois, du temps où mes journées de travail étaient de minimum 12 heures hors du domicile.
Avec uniquement et encore pas toujours, le samedi et le dimanche pour faire tout le reste, les courses, l'entretien de la maison, du jardin ,.. Je ne refusais pas d'aider, mais je me demandais à chaque fois qui viendrait m'aider.
@ Olivier, ne pas voter tête de liste est une matière de ne pas avaliser les choix que les bonzes des différents partis ont fait à notre place.
Mais as-tu examiné d'un peu plus pres les autres candidats, les anonymes ou les obscurs des milieux de liste.
Hormis le fait, que l'on pourrait éventuellemnt supposer qu'ils sont moins mouillés dans le système, il faut quand même constater que la plupart n'affiche pas un vécu ou une expérience interpelante.
Et me contenter de la seule lecture du certificat d'études, aussi brillant soit-il, ne me suffit pas. Je préfère de loin l'expérience, (sans les magouilles)même si elle n'a pas toujours été heureuse (voir un précédent commentaire).


Yvan.

Écrit par : Yvan | 17/05/2009

En bref Yvan, si je t'écoutes on doit continuer alors ?

Parce que à moins d'envoyer une fois pour toute un signal fort, sans créer la révolution ou un hypothétique nouveau parti (il y en a largement assez) que faire ?

Je veux bien comprendre tes arguments, mais quid alors ?

D'un coté on ne peut pas raler sans cesse sur un système particratique corrompu et de l'autre rester immobile et résignés, ou alors c'est moi qui n'y comprend plus rien lol

De plus lit l'article, je dis aussi ce que Pamina avait dit avant moi, interpellez vos mandataires, posez leur des questions et ensuite décidez.

je ne vois pas d'autres solutions immédiates à concrétiser d'ici au 7 juin, mais si tu as d'autres propositions je suis ouvert.

Bien à toi

;-)

Écrit par : olivier | 17/05/2009

@ Olivier,
Si je constate que visiblement sur toutes les listes, il y a les ténors aux places utiles pour être elu et que dans les cases suivantes on se trouve face à l'inconnu, c'est que j'ai entrepris, depuis un certain temps, la même démarche que celle que tu préconises.
Ne pas voter tête de liste (la petite case au dessus de la liste) est fondamental a mes yeux, donc aucun soucis.
Ensuite, face à la liste, que faire sachant qu'il existe une sombre comptabilité qui fait glisser des voix de Pierre à Paul et de Paul à Jacques. La seule chose que j'en ai retenu, c'est une impossibilité de 0/0 (zéro divisé par zéro).
Donc non seulement ce n'est pas simple de voter pour un ou plusieurs candidats, mais faut-il encore extrapoler toutes les subtilités de l'arithmétque éléctorale.

De plus, je connais depuis le début le crédo de Pamina qui est d'interpeller les mandataires et de poser nos questions.
OK, posons les questions, mais les réponses ne sont-elles pas connues avant même de les avoir poser.
Dis-moi que ce n'est pas vrai, que tu as trouvé dans ce que tu as reçu (si tu as reçu quelque chose) de vrais engagements, des révélations d'engagement insoupçonnables.
Si c'est le cas, il ne faut pas hésiter à les publier, c'est dans l'intérêt des 36% qui ne savent pas pour qui voter.
Et puis, sans vouloir en ajouter, il faut d'abord trouver plusieurs candidats en qui on peut croire une certaine liberté ou indépendance vis-à-vis de son parti. Tu en as trouvé beaucoup ?

Oui, plus je cherche, plus je trouve la situation désepérante.
Faut-il pour cela se mettre une balle dans la tête ?
Non, il doit y avoir une issue, mais je ne l'ai pas encore trouvée, c'est pourquoi, je cherche, critique avec moi-même avant d'être critique vis-à-vis des autes.

Si je trouve la solution miracle,je ne manquerai pas de vous en faire part.

Amicalement.

Yvan.

Écrit par : Yvan | 17/05/2009

Merci Yvan :o)

En effet l'arithmétique des listes et des effets dévolutifs des têtes de listes sont compliqués.

En somme, si je te comprend bien, ton souci c'est de voter pour un inconnu, ou en tout cas craindre l'inexpérience.

A titre personnel, je constate que l'expérience est tout aussi malfaisante dans certains cas, le pouvoir corrompt et le rôle parlementaire ne l'oublions pas c'est surtout de contrôler l'exécutif.

Autrement dit, ne confondons pas le gouvernement, qui lui peut être constitué de personnes performantes, expérimentées et efficaces, à la limite je dirais même que gouverner c'est un métier, avec le job de député qui est somme toute différent.

Nous ne votons pas pour un gouvernement, mais pour des représentants, et une fois élus, ces représentants ne représentent pas leurs électeurs mais l'ensemble des citoyens concernés.

Pour ces raisons et d'autres, je ne crains pas de voter pour des personnalités moins connues, plus jeunes même.

N'oublions pas qu'en ce qui concerne la gouvernance, les ministres ne sont pas seuls non plus, derrière eux des équipes, des chefs de cabinets, ceux la, on ne les choisit pas et pourtant ce sont eux les véritables exécutant du pouvoir, et ce à tous les niveaux.

Cela me semble fondamental que les députés, ceux qui doivent contrôler les caciques, soient issus non pas du sérail corporatiste habituel, en vérité il faudrait même délivrer les parlementaires de leurs liens congénitaux particratiques, car le parlement en théorie c'est le contre-poids démocratique qui est censé nous représenter et veiller à nos intérêts, hors nous en sommes très loin.

Bien à toi



;-)

Écrit par : olivier | 17/05/2009

je n'ai pas lu l'avis de Christian sur les cases de tête, mais il me semble que nous étions tous d'accord, et depuis longtemps, sur ce point; voter d'office pour le milieu de liste, c'est faire confiance au hasard et à la chance; je veux choisir, là aussi. Maintenant la notion d'expérience, qu'évoque Yvan, n'est pas simple: on ne peut renouveler de fond en comble parce que le "magma central" paraît vicié ET en même temps, avoir des gens d'expérience, ou du moins dont l'expérience est la politique; car la politique qu'ils ont expérimentée, précisément, celle-là, je n'en veux plus. Repartons avec un brin d'inexpérience, mais de l'intégrité.
Oui j'ai reçu des réponses, une ouverture à discussion aussi. Voulez-vous que je les publie, et que j'appelle les "candidats" à fréquenter le blog? J'ai reçu sur 36 envois, 5 réponses. Comme c'est révélateur... cela fera l'objet d'un billet, bien sûr lolllllllllll
les noms
Firket, Verlaine, Castelain, Jean-Marie-Lefevre, Olivier Hamal
un des candidats pourrait bien obtenir ma voix :0)
ah oui, pour être honnête, je dois vous dire que je n'ai pas eu l'occasion de faire mon envoi à cdh et ps, vu qu'il faut passer son temps à tracer les candidats et à quêter leur adresse mail, je trouve ça fastidieux, j'ai assez perdu de temps -si vous les avez (listes de Liège), merci de me les communiquer.

Écrit par : pamina | 18/05/2009

nouvelle réponse d'un représentant écolo aujourd'hui: Jean-François Fauconnier. j'ai ajouté une question de plus: en cas de "victoire écolo", êtes-vous plutôt en faveur d'une alliance avec le PS ou le MR?

Écrit par : pamina | 18/05/2009

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