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16/04/2009

A propos du whistleblowing et d’un comité de vigilance

Bon, après quelques amicales hésitations, je me lance. J’avais commencé à rédiger un texte sur l’une et l’autre notion, pour dire mes réserves et réticences, quand Olivier a mis en ligne un article sur le sujet. Je n’ai pas voulu que mon texte passe pour une “réponse” un tant soit peu négative à son texte, et donc, je ne l’ai pas publié. Le voici invité à des débats éthiques, et soutenus par des gens qui se disent intéressés par ces initiatives. C’est en avocat du diable que je vais donc énoncer quelques objections qui lui permettront de préparer ses arguments... peut-être. 


L’origine du mot “Whistleblower” –littéralement souffleur de sifflet- est anglo-saxonne. Le terme s’applique à celui ou celle qui, comme le Bobby (le flic londonien si pittoresque) donne l’alerte en cas en cas d’incident menaçants l'homme, la société ou l'environnement. Il décide de les porter à la connaissance d'instances officielles, d'associations ou de médias, parfois contre l'avis de la hiérarchie. Le Whistleblower le plus emblématique est sans doute Jeffrey Wigand, qui dénonça la manipulation des cigarettiers tenant secrets les produits cancérigènes ajoutés à leur tabac (il fut le héros de The insider) ou encore Erin Brokovitch (surtout interprétée par Julia Roberts lolll)... Il existe aux USA des associations de protection des “siffleurs” car les risques encourrus peuvent être extrêmement importants.

Le whistleblowing ou “sifflage de sifflet” est un concept typiquement anglo-saxon. La notion de règle et de LOI est extrêment importante dans ces sociétés et surtout elle y est perçue de façon positive, et respectée. Le “Bobby” y est d’ailleurs une figure sympathique. Rien de tel chez nous , particulièrement en Belgique où (nous nous étions penchés déjà sur ce problème)  “l’estompement de la norme”, l’à-côté-de-la-règle et l’oubli de la loi sont monnaie courante, bien mieux, deviennent... la règle, élargissant à l’infini la zone de tolérance. Parce qu’il n’y a pas ou plus de conscience sociale, il n’y a guère de perception de l’importance des lois qui nous permettent de vivre ensemble: chacun enjambe ça et là la barrière, et son comportement lui donne du coup bien de l’indulgence pour ceux qui transgresse à leur tour d’une autre façon (mais dans les limites du raisonnable, hein...). Nos “poulets”, depuis la mort de de Funès, n’ont plus rien de sympathiques, et le seul à utiliser encore un sifflet est l’arbitre... dont vous savez comment aujourd’hui il est apprécié (des oeufs, des tomates, un poing dans la g...).

Les sociologues français Francis Chateauraynaud et Didier Torny, le chercheur en santé environnementale André Cicolella ont proposé vers la fin des années 90 le terme de “lanceur d’alerte”, qui connote moins négativement que le “dénonciateur”, proposé en traduction par l’Office québécois de la langue française. Mais les whistleblowers sont bien dans les faits des “dénonciateurs” –notion franchement négative, en France ou en Belgique, même si plutôt posive (rapport au respect de la loi) en milieu anglo-saxon.

Deux objections donc au whistleblowing comme produit d’importation: avant de siffler la transgression de la règle, ce ne serait pas mal de rappeler qu’il y a des règles et de rappeler par la même occasion leur importance pour le bien commun, en secon lieu il serait bon d’assurer les arrières des siffleurs (surtout que certains de nos politiciens ont de francs commandos, cfr les députés qui se sont fait “bousculer” un peu par des colleurs d’affiches)..

Troisième bémol: avant d’appliquer le terme whistleblowing à la transgression de la loi, d’une règle, de l’éthique en général, il faut bien évidemment connaître celles-ci. Donc, oui, cela veut dire couper le fruit en quartier et en lamelles jusqu’au cœur, jusqu’aux pépins, là où, tu as raison, John , se niche le ver. Et c’est un gros travail, qui nécessite un investissement collectif, de nouveaux modes de fonctionnement de la part des citoyens. De l’ensemble des citoyens, pas de quelques héros solitaires noyés sous la tâche et faciles à dé-piédestaliser, dans l’indifférence la plus totale d’une foule de supporters retournés à leurs occupations… ou qui ne les ont jamais quittées ( ;0) et vlan, ça c’est pour Pamina qui n’était pas là à Zaventem).

Quant au comité de vigilance, je suis contre. Résolument, totalement, irréversiblement contre. Oui, c’est l’auteur du billet « Eloge de la Vigilance » qui prend si fermement position... Précisément au nom de la vigilance citoyenne, qui est affaire de tous, je refuse l’idée que les citoyens puissent se démettre de ce devoir qui leur incombe, en le déférant à un organe de plus, un machin de plus, et surtout un « comité » de plus.

D’ailleurs l’idée évoque pour moi les fameux comités de Saint-Just et Robespierre lors de la Révolution française, le temps des « Purs » autoproclamés, préposés à la surveillance et à la délation des comportements déviants… bientôt téléguidés par un pouvoir qui les a instrumentalisés.

Parce que la vigilance citoyenne est le ressort de la démocratie, je refuse l’idée de « quelques uns » la surveillent, j’appelle tout le monde à être vigilant, partout, tout le temps. Cette vigilance passe par l’information –donc il faut s’informer (c’est un travail !) - et par ailleurs accoutumer le citoyen à relayer l’information. Il faut aussi que cette information soit digérée, discutée, élaborée en action. L’idée d’une plate-forme, d’un forum citoyen est à ré-envisager, mais il y a eu bien des tentatives avortées en la matière. Je pense néanmoins que le web collaboratif est sans doute « l’arme fatale » contre le dévoiement de la démocratie, et un outil majeur pour sa reconstruction.

J’ai refusé (momentanément) l’idée d’un parti, pour les raisons longuement exposées dans notre discussion avec Regis ; j’ai privilégié l’idée de mouvement, parce qu’il permet de désigner un objectif, et d’y aller par des voies à la fois parallèles et différentes. Toutefois, je le réaffirme, ma conception de la structure d’un tel mouvement est strictement horizontale, elle appelle les citoyens à s’impliquer personnellement sans héraut et sans guide, en jouant de l’effet de multiples interpellations envers les mandataires, pour lesquels seul compte le nombre de voix. Il faut motiver l’opinion publique et l’électorat à reprendre la place qui est la sienne : premier décideur (par l’élection) premier contrôleur (par la vigilance) des employés de l’Etat (les politiciens, qui vivent de nos contribution). Tout comité, tout héraut ou porte-parole va à mon sens à l’encontre de cet objectif, en fournissant un alibi de plus à l’inertie politique : celle des électeurs, celle des élus.

Quelle légitimité aurons-nous pour interpeller demain le pouvoir politique, sur autre chose que le voyage californien ? Quels mails ? Quels blogs ? Quels forums ? Il n’y a mouvement que si nous parvenons à mettre en branle des citoyens qui se politisent. Sans cela, nous resterons quelques « agités ».

J’aime pas les comités, j’aime pas les sifflets, -je me vois plutôt en carillonneuse :  faire tinter les grelots, sonner quelques cloches, la mélodie est bien plus entrainante et positive : cela donne envie aux gens de bouger, de danser et j’espère, d’envoyer valser ceux qui depuis des lustres nous abusent, et ont travaillé à leur profit personnel plutôt qu’au bien commun.

Commentaires

Excellente réflexion.
Je pense de plus qu'il sera toujours difficile de faire la différence entre les "faits" et les "rumeurs".
Imaginez, pour prendre un exemple avec prescription, qu'un comité de vigilance ait relayé les accusations contre Elio Di Rupo à l'époque des affaires Julie et Melissa... C'était "crédible", mais ce n'était que du vent!
Et croyez-moi, il y en a d'autres....
Je pense que les médias doivent rester les relais, car ils ont des règles éthiques et normalement, ont des formations pour traiter les informations. Je pense que les citoyens doivent être vigilants et communiquer leurs informations à des journalistes d'investigation qui eux, pourront faire le boulot!

Écrit par : Warmont Régis | 16/04/2009

Pamina, je tente d'éviter toute polémique et discussion stérile, mais je suis un peu perplexe par rapport à ce post :
- pas de parti
- pas de comité
- pas de coup de sifflet
- pas de leadership
- pas d'organisation
- un mouvement aussi plat qu'une crèpe, qu'on se demande même qui osera prendre la responsabilité (vu qu'il n'y en a pas) de lui donner un nom ou un site web...

Le simple fait d'organiser ton blog et de premettre la discussion entre nous est déjà, ipso facto, du leadership !

Je reste ouvert à beaucoup de chose, mais certainement pas à l'idéalisme qui caractérisait les écolos des premiers jours. Je veux avancer et, à terme, pouvoir proposer une alternative crédible aux électeurs qui sont, comme je viens de l'expliquer dans un autre post, complètement dans le désarroi face à l'échéance électorale de juin. J'ai déjà marqué mon accord avec ta séquence de fonctionnement et notamment le démarrage d'un mouvement, puis d'un programme, etc., pour finir par la création d'un parti, et tant pis pour juin (j'enrage, mais c'est comme ça). Mais pas dans vingt ans. La première chose à faire à mes yeux est de tenter d'édicter des règles de fonctionnement éthique, de surveillance et de transparence. Si on a tous confiance dans ces règles, alors nous pourrons avancer. Mais avançons, de grâce !

Là où je te rejoins est que mon but n'est pas de me contenter de dénoncer ce qui ne va pas, de manière exhaustive. Pour plusieurs raisons, dont la moindre n'est pas l'ampleur de ce qu'il nous faudrait dénoncer... Cela demanderait beaucoup de temps et d'énergie. Non, pour moi, la seule alternative est de foutre cette bande de joyeux comiques dehors et de prendre leur place. Et tant pis pour le passé, c'est l'avenir qui compte. Pour cela, il faut une structure et un programme éthique et imaginatif, avec de vrais projets. Entre temps, rien ne nous empêche de faire ouvrir les yeux aux wallons et bruxellois sur certains point précis, comme Olivier vient de réussir à le faire. Mais si une conséquence positive est la prise de conscience ponctuelle, une autre conséquence est le désarroi électoral, avec toutes les dérives possibles, faute d'alternative crédible (en dehors d'Ecolo, avec lesquels tu es en désaccord (moi aussi)). Et je rappelle cette maladie wallonne tenace et bien connue : la perte de mémoire...

Christian

Écrit par : Christian Coppe | 16/04/2009

petits bémols aussi...

1. le whistleblowing, c'est en fait de la délation, avec tout ce que ce mot peut aussi recourvrir comme abomination, rumeur, vengeance etc. Puis cela recouvre aussi des heures sombres de nos histoires. Il n'en reste pas moins qu'il faut savoir que ça existe déjà, et que mieux, cette délation permet même au délateur de rester anonyme. C'est le cas dans les enquêtes fiscales et financières. Si mes souvenirs sont bons, 70 à 80% des enquêtes pour "fraude" sont ouvertes sur base de délation.

2. bien sur... ça ne touche jamais que les petits... Je ne suis pas fanatique de la théorie du complot mais force m'est de constater que les personnes haut placées ou bine placées ou les plus gros poissons s'en sortent soit avec des amendes symboliques soit en payant juste l'impôts du. Je crains que ce soit la même chose avec ces enquêtes. simple rappel, Van Cau, même si non inculpé, faisait partie du voyage malgré ces casserolles...

3. technique bien belge et bien éprouvée : si ce n'est pas légal ou constitutionnel, changeons la loi ou la constitution. Donc, les règles seront adaptées pour que les activités "bizarres" rentrent dans le moule de la loi. A partir de là, il n'y a plus rien à dénoncer n'est ce pas?

Écrit par : Chaos Theory | 16/04/2009

Pamina, tu es trop idéaliste.

Ceux qui interviennent sur ton blog, et moi le premier, le sommes également, mais il faut voir les réalités en face.

L'ensemble des citoyens wallons, soit 95% pour être gentil, ne réagiront absolument pas aux problèmes soulevés ici, ou tout au plus pendant 20 secondes et passeront ensuite à autre chose.

Je suis d'ailleurs persuadé que la majorité de nos concitoyens, qui ne lisent pas les journaux, ne regardent pas les journaux tv belges, et ne passent sûrement pas leur temps sur des blogs politiques, n'ont jamais entendu parler du "voyage américain".

Dans quelques jours, le soufflé sera retombé, et dans quelques semaines au maximum, Olivier n'aura plus aucune couverture médiatique.

Je suis de l'avis de Christian : la réflexion est indispensable, mais l'action l'est tout autant. Je me répète, mais il est temps d'inventer une nouvelle forme de démocratie, et proposer un programme réaliste et éthique, sans rejeter d'office aucune idée sous prétexte qu'elle serait utopique.

J'avais lu dans un ancien dictionnaire une définition de l'utopie : "forme de gouvernement idéal" . Cela me convient.

Écrit par : john rothschild | 16/04/2009

@christian: ou là là voilà un résumé un peu sommaire, et pas tout à fait correct, Christian. nous en sommes plus sur la même longueur d'ondes, je crains. pas de parti (pour le moment), nous en avions discuté; pas de comité... ben j'ai appris sa création par la presse, cela m'a surprise. Quelle légitimité pour un comité? Quelle représentativité pour ses membres? Un mouvement qui commence un peu comme une armée mexicaine, ça n'inspire pas les futurs adhérents -j'ai entendu pas mal de réactions mitigées à cette initiative. Pas de coup de sifflet? J'ai proposé un carillon plutôt que des "siffleurs", c'est plus ludique, plus convivial, et on peut jouer à plusieurs. Soyez par ailleurs bien convaincus qu'on scrutera la virginité et la "pureté" des arbitres auto-proclamésl. Pas de leadership en effet, dans la présentation de ce blog j'expliquais que je n'aimais ni les moutons, ni les rangs d'oignions, j'aime l'émulation, le travail d'équipe... Par contre je n'ai JAMAIS dit qu'il ne fallait pas d'organisation, au contraire, la structure horizontale oblige à une organisation souple, et à une fiabilité des membres pour accomplir les tâches. Exemple: chercher l'info, mettre au travail de documentation, vérifier, proposer des alternatives, les mettre en forme "sérieuse", les diffuser, trouver des groupes de pression, contacter les relais, etc.
Je ne vois pas ça "plat comme une crêpe", je vois ça plat comme la mer, dont la marée défait les plus prétentieux châteaux.
Une phrase m'interpelle: "Non, pour moi, la seule alternative est de foutre cette bande de joyeux comiques dehors et de prendre leur place".
Ah bon. Vous ne m'aviez pas parlé de vos ambitions personnelles, il doit y avoir erreur de casting, alors. j'ai claqué la porte de Lidé parce qu'un jour de réunion, il y avait 6 personnes, et 5 candidats pour les listes (ben, les 5 autres)... Et ce qui me dérangeait, c'était l'amateurisme, l'impréparation, le défaut de crédibilité.
Je comprends votre emballement, mais remettons l'église au milieu du village. Ce qui vient d'être démontré, c'est la puissance du net comme instrument d'information, et son rôle possible dans la citoyenneté dont il est la caisse de résonance. Avec ce fantastique écho... 20 personnes se sont déplacées à Zaventem à l'appel d'Olivier. Par contre, l'objectif est atteint, les députés sont pointés du doigt et nous serons un peu moins volés, paraît-il (on y veillera, en tous les cas). Ce n'est pas le combat d'Olivier seul, c'est l'expression conjointe, par des centaines de canaux, du refus, du mécontentement, de la colère. Tenter de catalyser ces ras-le-bol sous une casquette, un chapeau, un porte-parole, c'est faire tourner le dos à des tas d'autres personnes, que votre expression ne touche pas et qui haussent les épaules. Par contre, orchestrer une résistance citoyenne (et l'orchestration nécessite une organisation), cela peut donner un beau chorus de gens différents qui travaillent ensemble dans un même objectif. Virer les politicards... et faire fonctionner la démocratie avec ceux qui restent et qui ont aussi de l'intégrité. Pour ma part je refuse à dire: "tous pourris, sauf nous".
Je n'ai pas l'impression de stagner. Depuis le post du 6 avril, où je vous communiquais les infos et les liens de la "Mission californie", je trouve que ça a vachement bien avancé. Par contre j'ai l'impression que vous avez davantage besoin de "bouger", de vous manifester, pour vous prouver l'existence d'un mouvement. Moi j'aime mesurer son assise. Je regrette que ce travail là, vous le preniez comme inactivité, attentisme ou idéalisme. Pour moi c'est la condition sine qua non d'un engagement. Aucun emballement, ni médiatique ni autre ne peut me détourner de ce travail préalable, je le considère comme essentiel.

Écrit par : pamina | 16/04/2009

je ne suis pas idéaliste, je suis réaliste.
Je considère qu'aucun appel au changement ne peut se faire sans identification de ce qui dysfonctionne, de comment et pourquoi ça dysfonctionne, et sans proposition d'alternatives concrètes, donc réfléchies, pesées, mûries dans leurs implications. Si tout ça vous tombe du ciel et qu'il n'y a plus qu'à dire "y'a ka", ben tant mieux, autant de gagné, et mieux, si vos solutions tiennent, j'y adhère.
Je trouve que le texte sur le whistleblowing et le comité de vigilance posent des tas de problèmes, donc, à ça je n'adhère pas :0)

Écrit par : pamina | 16/04/2009

Je ne lis pas tout dans l'ordre, mais j'ai laissé un message sur le post suivant de Pamina.
@ Pamina, Christian, John,...
Comme Pamina je ne suis pas un idéaliste, mais je sais ce que je veux.
Quand je veux quelque chose, je n'attends pas qu'un autre le fasse pour moi. La preuve, après avoir longtemps lu les interventions d'Olivier sur ce blog, j'ai trouvé que son iniative avait un sens et pouvait avoir des conséquences positives (ma conception).
Donc je suis allé à Zaventem sans tambour ni trompette, mais je peux dire que j'y étais et je peux dormir la nuit.
Si chacun avait le même raisonnement, les choses bougeraient en Wallonie.

En toute amitié et sans cibler personne en particulier.

Écrit par : yvan | 16/04/2009

Capito, je ne suis pas sourd... Je vais gentiment et sans amertume aucune faire donc un pas de côté, pendant quelques temps.

J'en profiterai probablement pour commettre un bouquin sur ma vision des choses et sur quelques propositions originales pour un projet de société meilleure que l'actuelle, qui ne vaut plus grand chose à mes yeux. Je laisserai probablement ce baratin gratuitement en ligne sur le web, au lieu de le vendre en librairie comme tant de pseudo-intellos se targuent à le faire.

Vous êtes gentils et sympas, vraiment, et c'est avec un réel plaisir que je continuerai à vous lire. Mais il faut autre chose qu'une truelle pour faire bouger les choses en Wallonie. Il faut un bulldozer ou un Panzer. Et vite.

J'espère de tout coeur que nos chemins se recroiseront un jour. Je vous embrasse tous, et je suis fier de vous avoir connu.

Christian

Écrit par : Christian Coppe | 16/04/2009

Aie...

J'entame la toujours lecture nocturne de ce billet çi.

Il y a très certainement des choses justes, je relirais plus à mon aise demain ou plus tard.

Permettez moi, sur un plan général, de malgré tout exprimer une certaine déception. Je n'ai même pas eu le temps d'assimiler et de traduire les récents évènements, ni même encore de trouver le courage ce soir de répondre à une grosse centaine de mails m'étant adressé pendant la journée, je viens ici, et ....

Pamina, je suis certain que tu es animée de bonnes intentions, mais je crois sincèrement que je vais faire une pause du blog le bien commun.

Tout simplement parce que dans l'immédiat, le soutient m'est plus utile que de nouvelles polémiques sur l'éthymologie du mot X ou du mot Y , ou encore de perdre du temps à devoir justifier ou surtout recadrer des intentions que je n'ai tout simplement pas.

Je déteste aussi, ce sentiment sous-jacent de combat perdu d'avance, de défaitisme, en fait, je me demande presque si le simple fait d'avoir fait du jusqu'au boutisme n'emmerde pas ceux qui préfèrent croire que rien ne changera jamais.

Je suis désolé, ce n'est pas mon tempéramment, je comprends néamoins parfaitement que nous sommes tous différents, que nous avons tous des objectifs différents, mais je n'ai pas envie de perdre du temps actuellement à créer des doutes au lieu de tenter d'avancer.

A bientôt, je retourne sur mon blog avec la 'poignée' d'optimistes, surtout par respect pour les 4, 8, 12 ou 20 pèlerins qui ont soutenu jusqu'au bout et qui eux y on cru (d'aillleurs nous sommes plutot gagnant pour le moment, faut-il encore et encore le rappeler ?) Et pour le nombre incroyable de ceux qui ont écrit, qui m'ont remercié (j'en suis gêné), qui veulent participer à la suite qui est encore à construire et à définir.

c'est peut être pas la bonne méthode, cela ne mènera peut-être pas loin, mais en général, quand je suis dans un lac, je préfère nager que de tenter de savoir si le fond de l'eau est encore plus profond, ou de réciter des poèmes. C'est ca mon truc, l'action réfléchie, mais de l'action quand même.

Je suis aussi terriblement désolé que vous n'ayez pas conscience de l'énorme coup de pied dans la fourmilière que nous venons de donner, vous pensez que les choses se tassent, et pourtant c'est une erreur, mais je crains que pour vous l'expliquer je risque d'y passer des siècles. J'ai plus le temps, c'est maintenant qu'il faut bouger.

Bienvenue à ceux qui veulent et bonne continuation à ceux qui optent pour d'autres voies.

Et surtout sans rancune hein ! Vis à vis de personne :o)

Écrit par : olivier | 17/04/2009

Post-Scriptum :

Je souhaite encore écrire quelques mots :

Il faut savoir et surtout comprendre que nous étions bien plus forts, bien plus symboliques à 10 ou 15 que si nous avions été 300.

C'est paradoxal, mais c'est réel.

Et cela ne préjuge en rien du poids réel (en nombre de citoyen) qui soutiennent...

Il y a encore plein de choses à vous expliquer, notamment au sujet de la stratégie politicienne, le décodage des communiqués, des signes qui ne trompent pas. Faites moi plaisir, attardez-vous un peu à les analyser.

Écrit par : olivier | 17/04/2009

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