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25/03/2009

Eloge de la Responsabilité

Un court billet inspiré par les réactions, aux USA et en France, d’une opinion publique plus vigilante que la nôtre: la responsabilité politique commencerait-elle d’abord par une exigence citoyenne?


J’avais évoqué voici quelques semaines la prise de conscience frappante dont j’avais été témoin pendant la très médiatisée “fashion week” qui se tenait à New York: refus d’une mode “bling-bling” qualifiée de “style Dubaï”, réprobation vis-à-vis de tenues que leur prix plus que leur ligne rendait indécentes, sobriété et austérité sans tristesse se justifiaient sans complexe, voir même avec fierté,  comme la contribution des créateurs à une volonté commune de surmonter la crise. Avant-hier, toujours aux USA les dirigeants d’AIG, assureur sauvé à coup de millions de dollars par l’Etat, se sont vu contraints de “restituer volontairement” les bonus qui leur avaient été octroyés. Dans le même temps, l’administration Obama passait une loi dissuasive  pour les récalcitrants, taxant ces mêmes bonus à 90%. La presse et la réaction populaire ont joué là un rôle essentiel, et Tom Geither a pu saluer ceux qui “avaient fait ce qu’ils devaient” en “personnes responsables”.

Commençons donc par une petite définition: “responsable: qui doit accepter et subir les conséquence de ses actes, en répondre”. Nous sommes ainsi responsables de nos erreurs, lesquelles sont pourtant par essence involontaires. L’erreur procède de l’ignorance, du défaut d’information, d’un manque de jugement, d’une mauvaise appréciation ou encore d’avoir tenu pour vraie une chose fausse. Dans ce cas, on évoquera la faute (d’orthographe, de calcul...), mais cette “faute” est d’ordre intellectuel, c’est, (ou ce n’est) en fait, qu’un raisonnement vicié. Toutes les fautes, néanmoins, ne sont pas involontaires: certaines sont conscientes, et procèdent d’une transgression par rapport à une norme, une règle. Il y a là, dans ce cas, non plus faute intellectuelle, mais faute morale. Celui qui commet volontairement une telle faute est par conséquent coupable, et passible d’une sanction.

Votron, Lippens, les grands argentiers se défendent devant la commission, arguant qu’ils ont pu commettre des erreurs, mais néanmoins, pas de faute. Voire... Pour qu’il y ait erreur, il faut qu’elle procède d’une “ignorance invincible”, c’est à dire une incapacité à savoir. Mais, quand vous êtes payé “parce que vous avez de grandes responsabilités”, la première de celle-ci est précisément de se tenir informé. La légèreté dans ce contexte n’est pas une erreur, elle est une faute. Et elle mérite réparation, si pas châtiment.

Voir un ministre démissionner n’est pas si rare: et le voir revenir, non plus. Dans le carrousel “trois petits tours et puis revient”, combien de visages connus? Je vous laisse faire le compte... Toujours est-il que Leterme se voit bien séjourner à nouveau rue de la Loi. Soit. Mais avant de le ré-ré-élire, pourrons-nous poser une question fondamentale: quel enseignement a-t-il tiré de ses erreurs? Si la démission est avant tout une reconnaissance de responsabilité, le moins qu’on puisse attendre, ce sont des mesures qui évitent aux erreurs de se répéter... Quoi? Vous ne voyez rien de tel? Et vous allez voter?

Le populisme dénonce les dérives et fait des voix en se faisant le porte-parole du ras-le-bol et, il faut bien le dire, du dégoût. Il y a une voie alternative: celle de l’éducation à l’opinion –je ne parle pas des logghorées individuelles qui sévissent sur les forums de journaux,  mais d’une opinion publique qui découvre sa force et sa valeur dans l’expression d’une volonté commune, pour un bien commun. Utopie? Je ne crois pas. Pour moi, les sursauts que viennent de connaître la France et les USA dans l’affaire des bonus sont des signes extraordinairement positifs: c’est la fin d’une symbolique de la responsabilité –la démission- et le début d’une responsabilité plénière: la réparation. L’exigence est formulée par l’ensemble du corps social, qui soudain prend conscience de sa dignité, et dénonce le mépris insolent et indécent de quelques uns. Elle est relayée par une presse vigoureuse qui aide à débloquer les mécanisme de la démocratie, que notre indolence à contribué à gripper.

Que nous votions blanc, que nous votions comme d’habitude, que nous votions alternativement, n’oublions jamais: les vrais responsables, c’est nous. Aux urnes, citoyens!

 

Ps: La prochaine fois que La Libre me fera l’honneur de référencer ce blog en première page comme “blog du jour” , ce serait bien qu’elle me le fasse savoir... ! parce que j’avais déclaré forfait de plume aujourd’hui, en fait lolllllllll Merci quand même!

Commentaires

Et bien Pamina ! félicitations pour cette mise à l'honneur :-)

J'approuve ton billet, il est plein de bon sens et cible très juste.

Écrit par : olivier | 25/03/2009

... Merci à vous tous, parce que je pense que ce qui a attiré l'attention de La Libre, c'est votre activité et la qualité de vos interventions. Sinon, un blog n'est qu'une voix qui crie dans le désert...

Écrit par : pamina | 26/03/2009

Pas tant que ca, certains blogs sont référencés dans des moteurs de recherche traitant de l'actualité (wikio.fr) par exemple, demain cet outil sera très certainement un média très puissant pour se faire entendre et surtout lire, d'ailleurs de plus en plus de politiques ou de personnes de la société civile l'utilise.

Exemple récent : le scoop defosse chez Ecolo a été relayé par le blog de Charles Bricmann et repris ensuite dans la presse.

En juin, Reynders assez remonté contre moi, fit allusion à certaines de mes interventions sur 'internet', il les lisait donc bien, ou en tout cas, mes propos lui ont été rapporté à l'époque.

Ne doute pas de la force mdéiatique d'un Blog, c'est plus lent et moins visuel mais... ;-)

Écrit par : olivier | 26/03/2009

l'image que je donnais à un lecteur invité, ce matin: une miette de levain dans la pâte...

Écrit par : pamina | 26/03/2009

... suite de la réflexion d'hier, qui me conforte dans un relatif optimisme quant aux effets de cette crise: un article du Monde.fr de ce matin traite de la transformation rapide des modes de consommation, et termine sur ce passage:
Les uns et les autres constatent aussi que le consommateur est de plus en plus averti. Aujourd'hui, même les gens dont le pouvoir d'achat est élevé n'hésitent pas à fréquenter les magasins discompte. "Dans nos enquêtes se dessine, chez les classes moyennes, un passage d'achats compulsifs à des achats réflexifs", affirme le sociologue Denis Muzet, pour Médiascopie. Il constate qu'un nouveau cycle de consommation est en train d'émerger, "plus économe et durable, plus sobre et moins ostentatoire". L'institut CSA, lui, note une "montée du rigorisme". "Les individus vont être amenés à être encore plus cohérents avec eux-mêmes. Les entreprises qui ne le comprennent pas souffriront", juge Stéphane Rozès, son directeur général, estimant qu'actuellement l'opinion publique va plus vite que les entreprises."

Ce sont certes des comportements individuels qui deviennent "communs", mais peut-être allons-nous précisément assister à une redéfinition du "bien commun" au travers de nos pratiques effectives. bref, ce que l'éthique n'a pas réussi à faire seule, des moyens plus limités conjugués à l'éthique vont peut-être le réussir. Les restrictions vont s'habiller simplement d'un voile "écolo", mais après tout, si le résultat est là...Qui sait, la conscience suivra peut-être...


http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/03/25/les-consommateurs-delaissent-le-superflu_1172381_1101386.html.

Écrit par : pamina | 26/03/2009

Excellent sujet de réflexion, comme d'habitude...

Je serai plus prudent quant aux définitions de responsabilité et de faute, qui dépendent du contexte.

En responsabilité civile, par exemple, pour qu'il y ait responsabilité, il faut une faute, un dommage et un lien de causalité entre les deux.
Ici, notamment, la faute sera un élément constitutif de la responsabilité.

Que sera la faute dans ce cas ? Par exemple la transgression d'une loi (ce qui relève de la responsabilité pénale) ou un comportement que n'aurait pas eu un homme normalement prudent placé dans les mêmes circonstances.
Ainsi, une même action peut être ou non fautive suivant le contexte.
Exemple : je me ballade dans le piétonnier et sans raison, je jette une orange qui casse les lunettes d'un passant. Je serai -vraisemblablement- responsable.
Je suis gille à Binche et je jette -normalement- une orange qui occasionne un dommage, je ne serai -vraisemblablement- pas responsable.

Dans la vie citoyenne, il est facile de désigner des responsables, d'autant plus lorsque nous sommes incomplètement, ou subjectivement informés.

Je vais me faire l'avocat du diable (j'adore...).

Dans la crise financière actuelle, où se trouvent les responsables ? Dans le monde politique qui a permis légalement toutes les dérives que nous connaissons, ou dans le monde financier qui ne s'est pas privé d'en profiter ?

Je suis Monsieur Liptron, et j'ai la responsabilité d'une grande banque.
Tous les actifs toxiques et les produits pourris présents sur le marché permettent des rendements pharamineux.
Grâce à eux, mes concurrents offrent des taux super aux épargnants, et des retours extra à leurs actionnaires.

Moi, Monsieur Liptron, je suis honnête et je n'en veux pas (ne souriez pas). Donc, pas de taux super à mes clients, et mes actionnaires doivent se serrer la ceinture.

Que va devenir ma banque, à votre avis ??
J'ai donc aussi profité de ce qui était autorisé.

Mais aujourd'hui, le si vertueux monde politique me pend en place publique, sous les applaudissements frénétiques des médias et de la foule.

NB (je n'aime pas mettre PS) : Attention, ceci ne veut pas dire que j'excuse et que j'approuve les financiers !!!

Écrit par : john rothschild | 26/03/2009

A défaut d'imposer la responsabilité, on peut toujours espérer que ceux qui en disposent les prennent aussi bien positivement que négativement.

Prendre ses responsabilités, serait par exemple de renoncer volontairement à certaines primes par souci de décence et de moralité, même si juridiquement leur octroi est justifié.

L'exemple de l'entreprise française qui simultanément vire x dizaines d'employés et paie x millions de prime à un des ces responsables, c'est assez fou quand même, plus encore si les mêmes entreprises ont par ailleurs pompé généreusement les aides publiques au préalable (cf AIG & Co).

Une finance morale, voilà un drôle de concept ;-)

Écrit par : olivier | 26/03/2009

Bien sûr, mon "épinglage" de Lippens et Votron ne voudrait pas être simpliste -par contre je trouve déshonorant de se cacher derrière une ignorance qui pourrait alors être qualifiée d'incompétence. Pareil pour la CBFA. Pareil pour les 5,5 milliards "oubliés" lors de la première braderie Fortis (je parle là de la responsabilité ministérielle).

Écrit par : pamina | 26/03/2009

ne rêvons pas à ce qu'ils le fassent spontanément... mais les y inciter par une vigilance citoyenne, pourquoi pas...

Écrit par : pamina | 26/03/2009

C'est toute la nuance entre 'responsable' mais pas 'coupable'.

Écrit par : olivier | 26/03/2009

Très bien la distinction entre faute et erreur, il y aurait de quoi débattre . Il me semble que ce qui nous differencie des autres espèces animals et notre capacité de penser.
Dans toute décision, il y a un choix au départ qui je pense est conscient( de ses resposablilités, du danger,...).
Une erreur (intellectuelle ?? - cela me fait un peu sourire) n'est pas moins responsable qu'une faute, quand on soulève des évènements comme la crise financière. Si l'ensemble des acteurs qui sont à la base de ce cataclysme financier n'ont commis que des erreurs intellectuelles, ils ont commis la faute au départ de se placer à des fonctions au-dessus de leurs capacités intellectuelles et morales.
Pour en revenir à chacun d'entre-nous :

Le bien commun
Et si nous devenions des citoyens politiques?

La solution ?

Écrit par : Yvan | 26/03/2009

100% d'accord avec l'analyse d'Yvan
c'est une faute que de faire erreur parce qu'on a préjugé de ses compétences :0)
- la solution? mmmmmm faudra bien qu'on se rencontre un de ces 4, pour en parler ;0) -bon ce week-end c'est l'anniversaire de ma fille, le suivant, c'est le mien, et celui d'après euh... bah? celui d'après?

Écrit par : pamina | 26/03/2009

Bonjour Yvan,

Certes, sujet à débat, parlant de la finance, on peut situer les erreurs dans des choix stratégiques (notamment l'achat des produits structurés de type subprimes à haut rendement), l'erreur se situant dans une mauvaise évaluation risque/bénéfice.

Par essence la rémunération financière est directement propotionnelle au rendement, c'est à dire à la prime de risque sanctionnée par le taux d'intérêt.

Un financier averti, ne peut dès lors ignorer qu'un haut rendement, signifie aussi un risque plus important, dès lors intellectuellement j'ai du mal à accepter le principe de la simple erreur stratégique.

Si ce choix constitue une faute, elle aurait put être dénoncée ou en tout cas prévenue à plusieurs niveaux : actionnaires, gendarmes financiers, clients.

La faute devient donc collégiale, et la tolérance bienveillante fortement relativisée avec les résultats financiers favorables précédemment engrangés. (le grand boum précédant la chute)

Evidemment, il y a plus grave, la dissimulation de l'information qui aurait permis aux différents acteurs actifs et passifs d'identifier le risque et donc la faute (notamment ce truc très à la mode des opération 'off balance'). Oh, mais nous ne savions pas, ces produits étaient très compliqués, et tous le monde y jouait...

Si je traduit Pamina, une erreur majorée d'une variablede tolérance constituera une faute, c'est justement cette variable de tolérance qui est galvaudée ou vendue c'est selon et sur laquelle nous pouvons agir.

Vous Yvan, y ajoutez une autre notion, la capacité de ne pas commettre l'erreur (intellectuellement) ce qui équivaut à éviter la faute. L'erreur étant par définition humaine, j'ai malgré tout des doutes sur les supermans qui seraient infaillibles, mais je conçoit parcontre qu'un poids moral suffisant puisse apporter une pression favorisant la prudencialité et donc limiter intuitivement les sources d'erreurs, une sorte de garde-fou non établit mais néanmoins bien présent, et ce garde fou la, nous en sommes tous détenteurs à notre niveau (comportement, dialogue, vote, choix).

Souvent l'opinion permet de changer les mentalités, avant l'usage du tabac passait pour un signe de virilité, aujourd'hui cela s'apparente à de l'autolyse potentielle.

Le jour ou certains acteurs financiers comprendront qu'ils ne seront plus félicité socialement pour des résultats de rendements totalement déconnecté de la réalité économique, alors ils se montreront peut-être moins enclin à prendre des risques inconsidérés.

C'était un peu long, j'essaye d'exprimer le fil de ma pensée, pas toujours simple ;-)

Écrit par : olivier | 26/03/2009

wouafff, les gars, vous me bluffez, là... (dixit mon fils lollllllll) je trouve qu'il se dit des choses vachement intelligentes, ici... et comme le dit Jacques, il me semble que nos violons s'accordent, aussi. Faudra vérifier ça de vive voix... ;0)

Écrit par : pamina | 26/03/2009

trouvé à l'instant en préparant un cours: "Tout le monde peut faire des erreurs et les imputer à autrui : c'est faire de la politique". signé... Georges Clemenceau

Écrit par : pamina | 26/03/2009

que des grands crus pamina...surtout lorsqu'on héberge des moutons !!! c'est pas de la piquette

Écrit par : jacques legrand | 26/03/2009

"La véracité n'a jamais figuré au nombre des vertus politiques, et le mensonge a toujours été considéré comme un moyen parfaitement justifié dans les Valeurs politiques."
Hannah Arendt - 1906-1975 - Le Système totalitaire

Écrit par : jacques legrand | 26/03/2009

Un petit complément au sujet de la responsabilité, au delà de l'effet symbolique de prendre ses responsabilités (en démissionnant ou en renoncant à une prime), on oublie souvent que la dite responsabilité se limitera à ce caractère restreint, je vois mal les responsables Fortis capables de rembourser l'addition par exemple.

Saviez vous au demeurant qu'un fonctionnaire receveur des finances est responsable de sa cassette sur ses deniers personnels ? Le jour ou on verra un banquier qui jongle avec des milliards mettre sa villa en gage de garantie, il fera peut-être gaffe aussi ;-)

Écrit par : olivier | 26/03/2009

Pour les nostalgiques : http://www.lepan.be/?p=3965

E.B. le nouveau boss de Lidé ainsi que PdR auraient excommunié Tonnelier (un repenti du FN qui m'a pris la tête au demeurant sur l'ancien forum Lidé).

A lire l'article, les forums Lidé même réservés aux seuls initiés inscrits se distinguent toujours...

Fin de la digression, finalement ici c'est bien mieuche... :-)

Écrit par : olivier | 26/03/2009

j'ai envoyé un courrier hier afin de m'informer d'un éventuel remboursement(cotisation&fond de campagne(lidé)je me demande si quelqu'un répondra ?? j'ai vu aussi qu'il y avait un espace membre...apparemment , je ne suis pas accepté puisque je n'ai pas accèss...je ne vois vraiment pas ce que bruckmann va changer dans leur exécrable façon de communiquer !!

Écrit par : jacques legrand | 26/03/2009

Et voilà le principe de Peter qui rapplique au grand galop !!!

Le big problème est de se rendre compte à quel moment vous avez atteint votre niveau d'incompétence, alors que le monde entier vous couvre d'éloges et vous dit que décidément, vous êtes le meilleur...

Écrit par : john rothschild | 26/03/2009

j'ai été lire le PAN (merci du lien, Olivier): c'est pathétique. Je vous fais la promesse que le jour où le débat tombe si bas, ici, j'euthanasie le Blog lolllllll

Écrit par : pamina | 26/03/2009

... sauf si le billet de John sur le principe de Peter concernait le texte de ce matin, alors je procède de suite?

Écrit par : pamina | 26/03/2009

Paminaaaaaaaaaaaaa!!!!

Cela s'appelle du terrorisme intellectuel, ou pire, de la basse besogne politicienne !!!!!!!!!!

Écrit par : john rothschild | 26/03/2009

@John non, c'est juste une motivation à l'excellence lolllllllllllllll -franchement, inutile d'encombrer le réseau avec des inepties comme dans le forum susnommé...

Écrit par : pamina | 26/03/2009

Je commence à perdre pied ...

Mon post sur le principe de Peter se situait dans la discussion générale que nous avions sur la responsabilité de certains financiers.

Je ne voudrais pas être mal compris .?.?.?

Écrit par : john rothschild | 26/03/2009

Oui, oui, johne rebondit sur le sujet responsabilité-financier-principe de Peter.

C'est un peu ca en effet !, Merci John ;-)

Écrit par : olivier | 26/03/2009

@john: je vous taquinais...

Écrit par : pamina | 26/03/2009

@ John et il y a aussi :

Loi de Dilbert (du nom d'un personnage de bande-dessinée) ; elle relève plus de l'empirisme que d'une déduction sociologique réelle. Elle dispose que les employés les moins compétents seront toujours affectés aux postes où on est sûr qu'ils produiront le moins de dégâts, c'est-à-dire l'encadrement.

Écrit par : olivier | 26/03/2009

je dois avoir sauté une ligne là john mouton rothschild !!! vous parlez de peter van praet ou peter pan

Écrit par : jacques legrand | 26/03/2009

@olivier voila (le principe de Dilbert) ce qui explique les dysfonctionnements du Forem, donc... ;0)
http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/491282/il-y-a-bien-matiere-a-reformer-le-forem.html rapport: minimisé par l'administrateur général, qui demande du temps pour se réformer (encore un an ou deux, pour ce qui est pointé dans le rapport de ....2006!!!). Epinglé dans l'article, et toujours dans notre sujet: "Il y a peut-être eu une ou deux erreurs mais on ne peut pas dire qu'une organisation a été mise en place pour échapper à un quelconque système de contrôle", a précisé M. Méan."
la phrase suivante ne manque pas de piquant non plus: "Jean-Pierre Méan a rappelé qu'un conseil d'audit interne transparent et indépendant avait été instauré au sein du Forem et était opérationnel depuis septembre 2008."
On se fiche de qui?
Un administrateur qui n'est pas à même d'appliquer les recommandations de la cour des comptes formulées en 2006, avant 2011... faut le former au Québec ou le remplacer, à votre avis?

Écrit par : pamina | 26/03/2009

pourquoi ne dégomme t'on pas des gens comme ça ??? il s'agit soit de l'incompétence la plus crasse ou alors agir sur ordre de ??? sans doute quelqu'un qui a réussi sans problèmes son examen au sélor !!!

Écrit par : jacques legrand | 26/03/2009

@ Jacques ben non.... c'est lui qui a suivi une formation de 7000 euros au Quebec pour être apte à passer l'examen du Selor... mais il va rembourser, paraît-il.

Écrit par : pamina | 26/03/2009

Faut aller visiter quelques maisons de l'emploi, cela laisse rêveur, la première (et dernière fois) que je m'y suis rendu en 2008, j'ai eu affaire à un jeune garçon dans une pièce vide avec son sac à dos au coin d'une armoire, un bureau vide, un clavier et un écran à portée de doigts. Il encode deux, trois trucs, vous délivre un document et voilà !

Mais j'ai aussi appris que les emplois des travailleurs des maisons de l'emplois étaient précaires !!! (pas de nomination, peu de structure d'évolution etc). Comme quoi, ils sont peut-être plus mal servit que nous...

Écrit par : olivier | 26/03/2009

une formation au Québec !!! en acadien sans doute ?? comment est -il possible d'en arriver à de telles dérives sans que cela n'heurte plus que ça le citoyen lambda ??..c'est vrai que quand on y regard de plus près , les socialistes y sont dans tous les coups au niveau carottes

Écrit par : jacques legrand | 26/03/2009

olivier
dans quel cadre avez vous visité ces maisons ?? en rapport avec votre travail ? moi j'étais à l'époque un fournisseur dans les sites de formation professionnelle....c'était sans doute différent au niveau mentalité !!!

Écrit par : jacques legrand | 26/03/2009

En qualité de nouveau chômiste Jacques...

Écrit par : olivier | 26/03/2009

J'ai même dit au jeune homme qui visiblement attendait que je me lève et que je reparte : ''Dites Monsieur, merci pour le papier, mais je fais comment moi si je cherche VRAIMENT un boulot ?''
Il était super étonné... et me demande alors quel est mon domaine et me répondit laconiquement : 'Oh Monsieur, vous allez trouver facilement...'

Parce que le comble, c'est que pour vous délivrer une attestation comme 'demandeur d'emploi', ce type ne m'avait même pas demandé mes qualifications et dans quel secteur !!!

VERIDIQUE :-)

Écrit par : olivier | 26/03/2009

vous chômiste olivier !!! avez un bagage intellectuel tel que le vôtre!!! puis je savoir votre formation ou aptitude...ainsi que votre âge ?? par discrétion , vous pouvez m'envoyer un curriculum vitae à mon adresse mail..jacqualma@skynet.be

Écrit par : jacques legrand | 26/03/2009

Autodidacte pur sucre Jacques, maîtrise parfaite de la comptabilité des sociétés mais non diplômé (Je me suis formé à l'expérience d'abord en compte propre et ensuite comme comptable dans une boite d'import-export durant deux ans). Un test de comptable confirmé chez Acountemps (boite d'interim spécialisée en compta) réussit avec un score de 80%, eux voulaient me caser via leur filière 'chasseur de tête', mais la crise est passée par la...

J'avais une boite de rénovation spécialisée dans l'électricité, j'ai même participé à la construction d'un hôtel 4 étoiles en plein centre de Bruxelles (électricité + cloisons) et je gérais le budget complet des travaux + les réunions hebdomadaires de chantier pour compte du Maître d'ouvrage. (Budget 2.75 millions d'€). Le banquier me faisait des courbettes, cela n'a guère duré... :-)

La vie me souriait, mais des revers de santé dont je me suis bien remis maintenant m'ont joué de bien mauvais tours et conduit à la faillite (le capitaine n'étant plus la, l'entreprise n'a pas survécu).

A 40 ans j'ai donc repris le chemin du salariat puis du chômage (suite à la vente de l'entreprise qui m'employait, étant trop proche de l'ancienne direction, les nouveaux ont préféré me virer), mais je vous assure que ce n'est pas évident du tout ! Surtout avec un profil atypique comme le mien :-)

Mon dada actuel, la politique, mais un vrai boulot me paraît indispensable, vous ne vous imaginez à quel point je déteste mon statut actuel.

Je pouvais entrer à l'UCL mais l'assistante du DRH m'a fait comprendre que le barême était fixé au diplôme et non pas à l'expérience, de plus les possibilités d'évolution étaient quasi inexistantes, aujourd'hui je regrette, j'aurais du peut-être accepter malgré tout en pis aller.

Voilà en gros, Jacques, mais si vous pensez pouvoir m'orienter, alors je vous envoie mon CV avec plaisir !

Bien à vous

olivier

Ps : Pamina, désolé pour ma petite promo personnelle :-))))

Écrit par : olivier | 26/03/2009

@ olivier

je comprends mieux pourquoi la blague d'aernoudt ne vous a pas fait particulièrement plaisir...bon , c'est pas parce que l'on discute politique , que l'on ne peut éventuellement essayer d'aider quelqu'un via d'éventuelles connaissances...je vais en tous les cas investiguer auprès de ceux-ci et ce n'est pas une parole de politicien..ahahah

Écrit par : jacques legrand | 26/03/2009

Bon, j'ai attendu de voir les réactions avant de répondre.
En résumé: très instructif !
@ Olivier, vos commentaires 'Oufti' comme cela respire la vérité.
Mais vous comme moi, n'avez-vous pas au fond de votre cerveau un petit clignotant rouge qui parfois vous dit "Danger". Il est alors possible d'en tenir compte ou de l'occulter.
C'est un peu la même façon d'agir que nous avons quand on ne veut pas trop tenir compte de la limitation de vitesse, il y a la marge d'erreur que l'on s'octroit généreusement. Et si elle ne correspond pas à celle du radar, il faut avoir le courage de dire, on a joué on a perdu.
J'ai bien compris ton message Olivier et j'y adhère. Mais je serais curieux de reprendre les principaux médias économiques ou non depuis
2006 pour relever les rapports, avertissements,"petits feux rouges" qui nous disaient danger.(ex: Trends annonçait en fevrier 2008, 1000 millards de dollars dans un article discret)
J'ai aussi voulu faire mention du 'Principe de Peter' mais j'étais partagé avec le principe de dire que plus on est élevé ou plus on veut s'élever, plus petite est la marge d'erreur permise.
Il me semble qu'on ne peut pas autoriser, tolérer, la même marge d'erreur au conducteur de tram qu'au pilote d'avion.
Il y a donc une limite ( ou rupture ) à partir de laquelle il faut parler de faute.
"...les employés les moins compétents seront toujours affectés aux postes où on est sûr qu'ils produiront le moins de dégâts,..."
Dommage que ce n'est pas toujours le cas, la preuve ...
A nous aussi d'en tirer les leçons et restons critiques sans être destructifs. Nous pouvons encore construire.

Écrit par : Yvan | 26/03/2009

@ Jacques, pour Aernoudt, il n'y avait pas que sa blague qui m'exaspérait, mais on ne va pas relancer ce débat ici, disons que très généralement je n'aime pas la simplification ou les raccourcis proclamés pour le 'bien de la cause' et il y a d'éminents spécialistes politiciens qui en ont fait une spécialité. (de gauche, comme de droite)

@ Yvan, merci, cela respire surtout le vécu :-) Ceci dit globalement nos avis se rejoignent, en tous les cas je trouve très enrichissant de partager des avis pas nécessairement divergents mais qui ont le mérite d'exposer les diverses facettes d'un même problème, expimées selon les sensibilités de chacun.

En tout cas pour moi, c'est un véritable moteur d'instruction et d'enseignement, un peu comme un journaliste qui multiplie et confronte ses sources, peut-être une conséquence de mon approche auto-didacte.

Écrit par : olivier | 26/03/2009

@ne t'excuse pas, Olivier: on est tous de bonne volonté ici, je crois, -et pourquoi pas se donner un coup de pouce si on peut? tu as vraiment un parcours atypique... et je trouve assez génial, pour ma part, ce bouillon, ce brassage de parcours si différents rassemblés sur ce blog :0) je me rends compte de la richesse de cet esprit "libéral", ou "entrepreneurial" qui nous a à peu près tous amené dans les parages du mirage Lidé, et aussi du côté détonnant que cela peut avoir!

Écrit par : pamina | 26/03/2009

pour votre gouverne , il y a sur france2 , une émission très intéressante"à vous de juger" avec dsk(dominique strauss kan) sur la crise économique...et financière

Écrit par : jacques legrand | 26/03/2009

Je la regarde justement ! :-)

Strauss Kahn est rusé comme un renard, évidemment sa présidence du FMI l'oblige à garder une certaine neutralité :-)

voiçi un lien Jacques :

http://www.challenges.fr/actualites/finance_et_marches/20080909.CHA6129/le_fmi_prevoit_une_reprisede_la_croissance_pour_2009.html

Un article publié par le numéro 2 du FMI (le bras droit de DSK) en septembre 2009, ils se sont bien plantés aussi ! Parler de reprise dès 2009 après un tassement en 2008... c'était juste avant la chute des banques...

Second point, il parle de régulariser (prenant exemple sur les subprimes), il oublie étonnament que cette crise des subprime a notamment pour cause la dérégulation (Steagall Act) abrogé par Clinton en 99 et d'autre part l'obligation pour Fanny Mae et Freddie mac de prêté aux précarisés.

Je trouve fou, qu'un type intelligent comme DSK n'en parle pas.

;-)

Écrit par : olivier | 26/03/2009

c'est précisément parce qu'il est intelligent, qu'il n'en parle pas ;0). Bonne critique du système sur "La crise pour les nuls": http://lacrisepourlesnuls.blogspot.com/

Écrit par : pamina | 27/03/2009

Nous dissertons sur l'erreur, la faute entraînant la responsabilité, et la responsabilité sans faute (qui est fort à la mode).

Espérer que les gens, à quelque niveau de responsabilité (tiens tiens) qu'ils se situent, agissent en toute sincérité ou moralité, est utopique.

Il faudrait aussi déterminer devant qui nous sommes responsables, et de quoi.

Un banquier, puisqu'il en a été beaucoup question, est responsable (ou s'estime responsable) devant qui, la société ? l'Etat ? ses clients ? son conseil d'administration ?
Son attitude variera évidemment suivant la réponse.
Vous me direz qu'en l'occurrence, il a failli quelle que soit la réponse...Mais enfin, nous sommes face à une situation exceptionnelle.

Olivier rappelait opportunément que la crise trouvait une de ses (principales) causes dans l'abrogation de la loi de régulation financière par Clinton, et de l'économie en fuite en avant toute par le biais de prêts hypothécaires tous azimuts.

La responsabilité première incombe donc au monde politique.
C'est à lui que revient l'obligation de clôturer le terrain et d'établir les règles du jeu.

A condition que lui-même soit indépendant du monde financier.
Tiens, me revoilà dans l'utopie.

Écrit par : john rothschild | 27/03/2009

Oui, c'est tout le système qui est à revoir; et l'ampleur de la tâche ne doit pas contribuer à nous faire baisser les bras. Je pense qu'effectivement, John pointe du doigt une question essentielle: à chaque tâche définie, il faudrait faire répondre une définition précise de la responsabilité, et rappeler devant qui on est responsable (en somme, à qui on doit des comptes). En empêchant bien sûr les contrôles "internes transparents" dont se prévaut, quel culot, l'administrateur du Forem...
Tiens, au fait, ce ne serait pas le temps de reposer la question d'une taxe qui, quelle que soit sa justification éthique, n'a jamais réussi à passer? je parle de la Taxe Tobin sur les opérations financières...

Écrit par : pamina | 27/03/2009

Au delà du besoin de mettre de l'ordre sur plusieurs points essentiels :

- Expansion du Capitalisme fondé sur l'endettement, est-ce sain ?

- Titrisation à l'excès qui permet aux prêteurs de se défausser de leurs prêts en les rendant liquides et interchangeables (on spécule sur le crédit).

- Concurrence mondialisée induisant une pression sur les salaires (et donc sur les revenus) entre les pays développés et les marchés émergents (le soutien de la consommation européenne file au profit de la production délocalisée parce que moins chère et donc déséquilibre encore le marché) Faut-il baliser le libre-échange ? La 'juste' concurrence ne doit-elle pas aussi se soucier du niveau salarial et des droits sociaux plutôt que de ne s'exercer que sur le prix de vente ? (fortement dépendant du prix de revient).

- Le commissionnement des acteurs financiers (aux USA les agents sont peut regardant dès lors qu’il traite un dossier de crédit pour compte de et encaissent leur commission au passage 'déresponsabilisation des acteurs financiers et traders'.

- Pas d'assurance mutuelle des acteurs financiers, ce qui implicitement oblige dans les cas extrêmes de collectiviser les pertes pour sauver l'emploi et les épargnants en cas de cataclysme.
J'imaginais pour y répondre d'instaurer une prime de risque sur chaque opération boursière ou rémunération du capital pour alimenter un fond d'assurance européen. (Les volumes d'échanges sont tels que cette prime devrait être peut pénalisante) Prélèvement qui constituerait à terme une réserve suffisante pour assurer les risques financiers des banques, organismes de prêts et de dépôts.

(Les républicains l'avaient proposé sous une forme similaire)


- Moralisation de la finance mondiale, mais ca passe aussi par une restriction de la concurrence et du dumping fiscal visant à attirer les capitaux.

Bref, un beau programme, mais comme DSK le dit, tout est politisé, alors d'ici à ce que le bon sens l'emporte, on n'est pas sorti de l'auberge...

Lire aussi l'interview de Jean-Luc Gréau (économiste proche du patronat) dans le Soir de ce jour.

Écrit par : olivier | 27/03/2009

La taxe Tobin a été envisagée en... 1972!!! cela me frappe que nulle aprt, on n'entende cette référence émerger, ce qui me donne à penser qu'il y a beaucoup de gesticulation politique, mais de façade. Y compris, et cela me déçois, chez Obama...

taxe Tobin: une description très très simplifiée sur: http://fr.wikipedia.org/wiki/Taxe_Tobin

Écrit par : pamina | 27/03/2009

Le point 3 du post de Olivier m'interpelle.

J'avais commencé à réfléchir à ce problème de mondialisation, et pondu un texte que je vous propose en "copier coller", donc ne faites pas attention à la forme, légèrement prétentieuse.


La mondialisation sans nuances à laquelle nous sommes confronté, conduit à la délocalisation de nombreuses productions européennes et destinées à être réimportées, au chômage grandissant, à la destruction du tissus industriel et du modèle social européen, et ce par le dumping organisé par des pays ou des dirigeants d’entreprises établis à l’étranger, qui n’ont aucun égard pour le bien-être de leur main-d’œuvre souvent exploitée à la limite de l‘esclavage.

Ce type de commerce mondial est également conçu au seul profit des grandes sociétés, car le profit des consommateurs de produits à bon marché, on peut en rediscuter …

Je préconise une imposition des produits et services importés, calculée au prorata du niveau social du pays exportateur.

Il s’agit ainsi de rétablir une véritable concurrence basée sur des critères objectifs, susceptible de ramener dans les frontières européennes un tissus industriel digne de ce nom et un renouveau de l’esprit d’entreprise.

Elle contribuera aussi à l’amélioration notable des conditions de vie des habitants de ces pays exportateurs , dont les gouvernants et industriels auront intérêt à se voir dégrèver de cette taxe le plus rapidement possible.

Quand on parle de niveau social, il faut prendre en compte :

-Le niveau du salaire.
-La législation sur les heures hebdomadaires de travail et de congés obligatoires.
-La possibilité de prendre sa pension à un âge raisonnable.
-L’accès aux soins de santé.
-L’accès à un revenu de remplacement en cas de chômage.

ou leur remplacement par un salaire permettant leur constitution.

Un coëfficient sera imputé à chacun de ces points, dont la somme déterminera le taux de taxation imposé à l’importation dans l‘ UE.

Cette taxe sera appliquée sur tous les produits finis ou composants provenant de ces pays extra-européens, ainsi que sur les services à destination des consommateurs européens.
Le taux pourra être revu à la demande du pays concerné.

Pourront être exonérés de cette taxe, en tout ou en partie, les produits en provenance de pays ayant adopté une législation ad-hoc , ou proposé un calendrier à respecter dans des délais chiffrés.
Les matières stratégiques ou n’ayant pas de concurrence possible en UE pourront également être exonérés de cette taxe.

Il sera mis sur pied un organisme douanier européen, chargé de la fixation et de la perception de cette taxe ,ainsi que de sa redistribution suivant des critères à déterminer.

Écrit par : john rothschild | 27/03/2009

@john
bel essai... mais tout à fait à l'encontre de l'ultra-libéralisme économique imposé par les instances mondiales; l'Europe ne s'affiche même plus comme un interlocuteur, elle s'aligne sur l'OMC, OCDE etc.

Écrit par : pamina | 27/03/2009

@ John, bonjour, je synthétisais ton idée dans un billet intitulé :

Libre-échange ou Juste Concurrence ?


Sur le fond je partage ton opinion, sur la forme cela nécessite des connaissances que je ne maîtrise pas suffisament.

Écrit par : olivier | 27/03/2009

Je note par ailleurs que plusieurs économistes défendent ce point de vue, évidemment cela en feraa hurler d'autres :-)

Écrit par : olivier | 27/03/2009

de toute façon, comme le souligne Olivier, beaucoup de choses dépendent de nos comportements. J'achète du fromage belge et du beurre d'ardennes, et je fais l'impasse sur les fraises espagnoles qui sont par ailleurs un scandale écologique.
savez-vous qu'aux USA et au Québec, apparaît l'étiquette "fabriqué aux USA, réalisé au Québec"? Je ne considère pas ça comme du protectionnisme, mais, dans la situation actuelle, du civisme. Vous pouvez vérifier sur le sites de grands magasins, y compris Macy's, par exemple.

Écrit par : pamina | 27/03/2009

avez vous déjà remarqué que celui qui produit(l'ouvrier)est celui qui gagne le moins !!! que le métier qui rapporte le plus est celui de brasseur...pas celui qu'on croit mais ceux qui font du vent , vendent du vent, spéculent sur du vent qui se déplace au grès du vent...le premier est responsable de la qualité et du prix de revient d'un produit , l'autre de rien puisque c'est du vent...cherchez l'erreur ??

Écrit par : jacques legrand | 27/03/2009

tu connais l'expression québécoise "brasseux de nuage"? c'est joli, non?

Écrit par : pamina | 27/03/2009

Autre débat sur le même thème : la responsabilité des journalistes, l'importance donnée à différents types d'information, la manipulation de l'information.

Écrit par : john rothschild | 28/03/2009

C'est toujours avec plaisir que je me retrouve sur le Blog du bien commun pour y prendre une bouffée d'air frais. Cela me change des blogs de réactions à des articles ou débats de journaux où, sous le couvert de l'anonymat, certains se livrent sans vergogne à l'invective, à l'injure et au dénigrement.
J'apprécie votre éloge de la responsabilité et les commentaires postés.
Vaste sujet qui n'est plus très à la mode sauf pour pointer du doigt la responsabilité des autres.
Par rapport à la responsabilité dans le sens d'obligation de réparer une faute, je voudrais m'attarder au responsable suivant : celui qui est réfléchi, qui pèse les conséquences de ses actes, ou celui qui a la charge d'une fonction.
Dans la vie sociale, professionnelle, familiale, personnelle, chacun(e)doit assumer ses responsabilités, agir de manière responsable pour que cette vie soit acceptable, vivable.
C'est vrai pour les parents dans l'éducation des enfants, pour les enseignants avec leurs élèves, pour les enfants et les élèves dans l'écoute et le respect des parents et des enseignants, pour les dirigeants et les travailleurs des entreprises, pour les autorités et les membres des Eglises, pour les pays riches vis-à-vis des pays pauvres, pour les citoyens dans leur comportement de consommateurs, de conducteurs de véhicules, de respect de la planète, etc...
Un élément important d'une attitude responsable est le souci d'être un exemple, de faire tout son possible. L'être humain est par nature faillible ; il commet des erreurs, beaucoup d'erreurs quotidiennes. Il aura œuvré pour le bien commun s'il cherche à limiter ses erreurs et leurs conséquences et à éviter de les reproduire, c'est-à-dire à s'améliorer.
La valeur d'exemple me semble primordiale car essentielle pour entraîner d'autres à agir de même. Nous avons tous dans notre vie besoin de repères, de modèles, dès notre naissance.

Illustrons cela dans l'actualité politique belge. Huit mois après les élections, toujours pas de gouvernement : c'est un déni de démocratie. Les politiques élus pour cela n'ont pas assuré correctement la charge de leur fonction, pour des raisons variées : égo démesuré, esprit revanchard ("onze Yves n'a pas réussi ; lui ne pourra pas réussir non plus"), peur du compromis ("nooit genoeg").
Mr Vande Lanotte a cependant à mon avis fait le maximum pour réussir : deux mois de travail intensif, examen chiffré des nombreux modèles de loi de financement par la Banque Nationale et par le Bureau du Plan, synthèse dans une note de 25 pages présentée comme base de négociations.Mais comme il l' a dit lui-même : on peut conduire son cheval à la rivière mais on ne peut pas l'obliger à boire. Deux partis, N-VA et CD&V, ont dit "non sauf si" face aux 5 autres qui ont dit "oui mais".
L'extrait suivant de la déclaration du 26 janvier de Mr Vande Lanotte (voir LLB du 27.01, page 3)est significatif :
"J'ai la ferme et intime conviction que le 5 janvier 2011(remise des réponses des 7 partis associés)a été une date charnière. Quelle que soit l'ampleur des travaux préparatoires et bilatéraux, il n'est pas possible de conclure sans se réunir autour de la table des négociations. Seule la négociation permet d'aboutir à un compromis au départ de points de vue antinomiques...
Certaines propositions ont fait l'objet d'un consensus, mais certains pas étaient trop difficiles à franchir. Tout accord exige des parties en présence qu'elles prennent des décisions difficiles. Pour cela, il ne faut pas uniquement défendre ses propres propositions, mais il faut aussi être prêt à examiner celles des autres avec une ouverture d'esprit suffisante, même si elles sortent des limites du cadre institutionnel actuel."
Je crois que ces quelques phrases seront encore souvent citées dans l'avenir.
Je pense que CD&V et N-VA, en répondant "NON sauf si", n'ont pas bien pesé les conséquences de leurs actes et n'ont donc pas agi de manière responsable.
Espérons que Mr Reynders aura plus de succès mais le chemin s'est très fortement rétréci.

Écrit par : Dominique | 15/02/2011

un beau commentaire, qui est en soi un billet de blog...
chemin abrupt; semé d'embûches; et longeant de sombres précipices. je ne suis vraiment pas tres optimiste!

Écrit par : Pamina | 18/02/2011

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